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SLT – C8 : Education « bienveillante », le mythe du parent parfait, vraiment ?!

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Hier soir, à 19h sur la chaîne télévisée C8, a eu lieu l’émission « Salut les terriens » dans laquelle Isabelle Filliozat, célèbre auteure et psychothérapeute a fait une apparition. Elle a reçu pendant un peu plus de deux heures chez elle, une journaliste qui l’interviewait. Elle prévient que son intervention donnera suite à un débat entre chroniqueurs.

Naïvement, j’ai pensé : « Je le sens pas très bien (l’éducation bienveillante a toujours été victime de clichés), mais après tout pourquoi pas ! Isabelle Filliozat a vraiment un don pour capter l’attention des gens et maintenir l’intérêt. Elle maîtrise parfaitement son sujet alors oui, elle va peut-être pouvoir semer des graines et éveiller les consciences. »

Comme je l’ai dit, j’ai été bien naïve. La chronique de Natacha Polony débute, le titre annonce la couleur :

Education « bienveillante » : le mythe du parent parfait.

Boum. Premier cliché, celui du parent « parfait ».

Cette émission m’a tellement révoltée, bouleversée, énervée qu’il fallait que je revienne dessus, mais que surtout que tous les clichés et stéréotypes qui ont été dits soient démontés. Plus que ça, car bon, si vous pratiquez une éducation bienveillante avec vos enfants, ce genre de remarques toutes faites et infondées, on en a l’habitude, mais où vraiment mon sang n’a fait qu’un tour c’est cette légitimation, cette minimisation des violences qui sont faites aux enfants sous couvert de « l’éducation ». Vouloir par le biais de la manipulation des esprits, que la société refuse et rejette la proposition de loi anti-châtiments corporels qui a été récemment déposée. Je pense que comme toujours, les médias savent très bien mener leur barque et arriver à leur fin. Aujourd’hui, la Fondation pour l’enfant a demandé un droit de réponse, mais en attendant je reviens sur cette émission à travers ce billet.

Retour sur l’émission Salut les terriens

Natacha Polony débute sa chronique en essayant d’expliquer l’éducation bienveillante, elle l’a défini comme ceci :

« Le truc, c’est de nous expliquer que la fessée, la violence éducative ordinaire ça traumatise les enfants et c’est néfaste. »

Elle poursuit en parlant de la Fondation pour l’enfant, notamment en diffusant sa dernière campagne de sensibilisation « Les mots font mal » (et non publicité comme vous le dites Natacha, car ce n’est pas la même chose du tout et les deux n’ont pas le même but !). Elle précise que c’est une association qui depuis le départ était là pour les enfants battus, maltraités mais que depuis quelques années elle s’est spécialisée dans la lutte contre les violences éducatives ordinaires. En ajoutant :

« Encore faut-il faire la différence entre frapper son enfant de façon brutale et répétée, et une petite fessée. Mais non on ne fait pas la différence. Surtout, ça va beaucoup plus loin. »

J’aimerais réagir sur cela avant de poursuivre. Non Natacha, on ne fait pas la différence puisqu’il n’y en a aucune en réalité. Il n’y a de « petite » fessée, il n’y a pas de « petit » coup sans conséquences sur la santé de l’enfant et sur le risque de maltraitances : plus la fréquence des punitions corporelles même légères, est fréquente, plus le risque est grand que l’enfant subisse des traitements très violents. 75% des situations de maltraitance commencent par des punitions corporelles. Les enfants ayant subi des fessées par leurs parents ont 7 fois plus de risques de subir de leur part des maltraitances sévères que ceux qui n’en n’ont pas subi, et quand ils les ont subies bébé, ils ont 2 à 3 fois plus de risques de subir des blessures nécessitant une prise en charge médicale.

De plus, des recherches ont démontré que l’impact des violences subies enfant se poursuit à l’adolescence et à l’âge adulte, avec une augmentation du risque de présenter des pathologies psychiatriques, telles que des troubles dépressifs, anxieux, des états de stress post-traumatiques, des troubles addictifs (drogues, alcool, tabac), des troubles de la personnalité, des conduites à risque et des suicides, associées à des pathologies somatiques telles que des troubles cardio-vasculaires, pulmonaires, digestifs, endocriniens, immunitaires, ainsi que des risques de développer un diabète, une obésité et des douleurs chroniques. L’étude prospective de Felitti et Anda avait mis en évidence que les expériences traumatisantes chez les enfants (ACE – Adverse Childhood Experience) entraînaient des effets négatifs sur la santé 50 ans après, et étaient même le déterminant principal de la santé à cet âge.

On dit aussi qu’une fessée n’a jamais tué personne, pourtant encore en 2018, chaque jour en France, deux enfants meurent sous les coups de leurs parents. Et plus le parent approuve les punitions corporelles, plus durement il les administre. Il y aura toujours un risque que la violence monte crescendo. Il n’y a qu’à voir du côté des violences conjugales pour le constater, ça commence toujours par une insulte, une gifle et puis les coups montent en puissance jusqu’au drame.

Reprenons où nous nous étions arrêté. Natacha Polony continue sa chronique en disant qu’ils ont été à la rencontre d’une spécialiste de l’éducation bienveillante, Isabelle Filliozat. Ensuite est lancée une vidéo où Isabelle Filliozat donne sa définition de violence éducative ordinaire, VEO.

La violence éducative ordinaire, ce sont toutes ces petites violences qu’on n’interprète pas comme des violences parce que ce n’est pas avec le martinet ou que ça ne se voit pas vraiment, mais qui sont des violences parce qu’elles diminuent l’enfant. Lorsqu’on met un enfant au coin, on l’exclut et l’exclusion est une des punitions les plus difficiles à supporter pour un humain. Une autre violence éducative ordinaire pourrait être d’ignorer l’enfant, Ça peut être de le culpabiliser, ça peut être de lui dire tout ce qu’il a mal fait. Lorsqu’on a subi de la violence étant enfant, une fois adulte on va avoir tendance à passer à l’acte et donc on se retrouve comme piégé par les automatismes inscrits dans notre histoire, dans ce que nous avons subi.

Retour sur le plateau où madame Polony poursuit en disant que ce qui est expliqué ce n’est pas seulement de ne pas frapper ou faire du mal à son enfant, mais qu’elle – en parlant d’Isabelle Filliozat – explique que mettre l’enfant au coin c’est une violence, le culpabiliser c’est une violence « Ce que tu as fait c’est mal, tu devrais avoir honte de t’être comporté comme ça », ça c’est une violence.

Des rires moqueurs, des sourcils levés au ciel

Selon Natacha Polony, la violence ne peut être QUE physique. Les violences psychologiques, verbales… visiblement elle ne connaît pas, il est donc normal qu’elle ne sache pas que les punitions, l’exclusion, l’humiliation en fassent partie. Une punition n’a jamais été éducative, sinon il y a belle lurette que l’espèce humaine ne commettrait plus de crime.

Une étude scientifique datant de 2013 met en lumière le fait que les violences psychologiques ont des répercussions sur l’épaisseur des zones du cortex cérébral correspondant à la représentation de soi, ces zones sont significativement amincies par les violences, avec des troubles de l’estime de soi. De même, les zones corticales correspondant aux zones corporelles ayant subi des violences sont amincies avec des troubles du schéma corporel et des troubles sensitifs (diminution de la sensibilité et de la sensation de douleur : hypoesthésie) qui peuvent entraîner des situations de négligence et de non-prise en compte de problèmes de santé touchant ces zones.

Le pire, c’est qu’elle continue: Dire à son enfant :  « Puisque tu t’es comporté comme ça, alors je ne te parle plus », c’est une violence. Et là, vous vous dites : il me reste quoi pour éduquer mon enfant ?

Je me suis dit, mais elle a vraiment dit ça ?! Donc pour elle, éduquer ça se résume à : humilier, exclure, frapper… ? J’étais partagée entre la fureur et la tristesse, pour elle. La fureur car pourquoi autant de méconnaissance quand on prépare un sujet de ce genre? Tu n’es pas censé te renseigner un minimum? J’ai juste l’impression qu’elle est juste remplie de haine et de culpabilité « car on fait toujours mal ». L’éducation bienveillante, ce n’est pas une baguette magique et ça ne fera jamais de quelqu’un « un parent parfait » car cela n’existe pas ou ces parents-là n’ont pas d’enfants! On se trompe, on apprend et oui même que parfois on « fait mal ». De toute façon, pour certaines personnes, on fera toujours mal, n’est-ce pas Natacha?!

C’est une éducation respectueuse où l’enfant n’est pas considéré comme un adulte en miniature. Toute notre expérience, façon de faire est basée sur les dernières découvertes en neuroscience. Des découvertes qui bouleversent sa façon d’être parent, mais aussi la vision que nous avons de l’enfant. On ne cherche pas à être le meilleur parent, juste à faire du mieux qu’on peut. On veut nous faire croire que l’enfant est un être manipulateur et mauvais depuis le berceau, qu’il faut le casser très vite pour le discipliner afin qu’il puisse s’épanouir. Avec les neurosciences actuelles, on apprend que l’enfant naît avec un cerveau immature et malléable, beaucoup des « mauvais » comportements sont vus comme tels car nous avons été conditionnés comme cela.

En même temps, je suis vraiment très triste pour elle. Est-ce que ce comportement, cette promotion de la violence est dû à sa mémoire traumatique? Cette scène du parent violent et celui d’un enfant attaqué est rejouée, permettant ainsi la dissociation. Être sans pitié comme on l’a été avec nous? Interpréter en toute incohérence des réactions normales d’enfant dues à une immaturité psycho-motrice, intellectuelle et émotionnelle, à une fatigue, à un stress, à des douleurs ou un état fébrile, comme des attaques et des défis à son égard.

J’ai envie de te dire Natacha, que ce qu’il te reste c’est la possibilité de traiter ton enfant comme tu aimerais qu’on te traite, c’est-à-dire avec respect, considération et dignité.

Je poursuis. La chronique continue en prétextant que l’éducation bienveillante est une espèce de « mode » venue des Etats-Unis où on arrête de punir et dire des choses méchantes à ses enfants.

La journaliste propose à Isabelle Filliozat de lui montrer plusieurs scènes en vidéo afin de savoir comment réagir. Le piège semble se refermer sur Isabelle Filliozat..

Deuxième situation : On voit un papa en colère, attraper son enfant par le bras et l’emmener de force à table en lui disant : « Maintenant c’est à table et au lit ! » L’enfant rigole.

Isabelle explique que cette réaction est due à un cerveau sous stress, l’enfant a probablement eu peur lorsque son père l’a pris de force. Elle explique que ce rire est une libération du diaphragme pour soulager le stress.

La vidéo continue, le père, prenant cela comme un affront, attrape l’enfant et le punit dans sa chambre.

Elle explique que pour soulager la situation, le papa aurait pu prendre l’enfant dans ses bras, pour le rassurer, le calmer et se calmer lui-même. Je pense que cela a été coupé au montage, laissant penser que l’enfant est récompensé pour son comportement. Or, l’amour n’est pas une récompense, elle est un carburant. L’ocytocine est la meilleure solution pour soulager un besoin non satisfait.

Isabelle Filliozat continue en disant : « Punir permet au parent de se sentir bien car il aura cette impression d’avoir réagi au mauvais comportement. Mais en réalité, est-ce que cette punition permet à l’enfant de modifier son comportement? »

Retour sur le plateau, Thierry Ardisson :

Rire – « Je ne sais pas où vous avez été la chercher celle-là »

Je crois que cette phrase illustre parfaitement tout le respect et la considération qu’il a vis-à-dis des adultes, alors on comprend son ignoble position vis-à-vis des enfants.

Natacha continue en disant : « L’éducation bienveillante ça veut dire que, s’il y a un problème, c’est VOTRE faute. C’est VOTRE faute à vous les parents. Je pense que ces gens-là font beaucoup, beaucoup de mal. Et c’est en train de se répandre! »

Natacha, tu avais déjà perdu toute crédibilité lorsque chacun de tes arguments sur l’éducation bienveillante n’était basé que sur des clichés et stéréotypes. Mais là clairement, ça fait peine à voir. Je serais même prête à te prendre dans mes bras et te montrer que l’empathie existe car tu sembles en avoir cruellement manqué durant ton enfance.

J’aimerais tellement que tu me prouves que la violence éducative a des effets positifs, même si je peux affirmer qu’à ce jour aucune étude n’a pu démontrer un effet positif des châtiments sur le comportement et le développement de l’enfant, bien au contraire elles sont corrélées fortement à une augmentation de l’agressivité et des comportements anti-sociaux et il a été prouvé par de nombreuses recherches internationales qu’elles ont des conséquences traumatiques à long terme sur la santé mentale et physique des enfants. Elles sont également à l’origine d’atteintes neuro-biologiques et corticales du cerveau, et de modifications épigénétiques, ces atteintes étant liées au stress, au dysfonctionnement des systèmes de régulation de la réponse émotionnelle et à l’excès de production de cortisol qui est neurotoxique.

Le seul danger qu’encourt l’enfant étant éduqué dans la bienveillance, c’est de devenir un être épanoui, ayant confiance en lui, en autrui.

Par contre, est-ce que tu sais quel est le point commun entre chaque dictateur? Tous ont été violentés pendant leur enfance!

  • Hitler recevait des châtiments quotidiennement par son père.
  • Staline fut battu dès son plus jeune âge par un père irascible et presque toujours ivre.
  • Mao a souffert d’un père “à poigne”, qui a voulu lui inculquer l’obéissance et le savoir au moyen d’une discipline de fer
  • Ceausescu, lui, avait grandi dans une seule pièce avec dix frères et sœurs ; plus tard, il obligea les femmes roumaines à avoir des enfants qu’elles ne désiraient pas.

La liste d’exemples est infinie.

Lire: Le stress dans l’enfance est très nocif pour les chromosomes

La chronique est terminée, mais ce n’est pas la fin des paroles nauséabondes.

Thierry Ardisson donne la parole à Bernard de La Villardière : « Si j’ai un conseil à donner aux parents, c’est « Dites à vos enfants que vous les aimez ». Parce que moi mon père m’a cogné pas mal, même trop parfois, mais il m’a toujours dit qu’il m’aimait, et cet amour a beaucoup plus compté que tout le reste »

Vous semblez avoir appris depuis votre plus jeune âge à refouler vos souffrances, à rester aveugle à la vérité et à nier l’absolue impuissance d’un enfant humilié devant un adulte assoiffé de pouvoir.  Vous dresser face à ces personnes légitimant la violence faite aux enfants vous obligerait à ressentir votre douleur, autrefois réprimée. Vous vous en tenez à la stratégie de votre enfance, le déni. Frapper n’est pas un acte d’amour !

Je ne peux m’empêcher cette mise en situation.. Je suis une femme, mon mari me cogne pas mal, même trop parfois, mais il m’a toujours dit qu’il m’aimait, et cet amour a beaucoup plus compté que tout le reste !

Pourquoi, alors que frapper une femme et même un adulte de façon générale est considéré comme une agression et que cela est puni par la loi, pourquoi frapper un enfant serait considéré comme de l’éducation ?

Bernard de La Villardière poursuit en avouant avoir déjà mis un coup de poing à son fils.

On ne peut pas nier l’existence de la mémoire traumatique lors de ce genre de témoignage. L’enfant apprend par mimétisme et reproduit grâce ou plutôt à cause de ses neurones miroirs ce qu’il a vécu étant enfant. Et ceci ne veut pas dire c’est de VOTRE faute, ça veut dire vous avez eu une enfance difficile et vous n’y êtes pour rien. Maintenant vous avez les moyens pour sortir de ce schéma et permettre à vos enfants de s’en défaire également et ainsi libérer les prochaines générations de toute forme de violence.

Frantz Olivier Giesbert, chroniqueur, prend la parole :

« Quand l’enfant fait tomber la cuillère pour la première fois, il ne faut pas la prendre. Parce que c’est le réflexe des parents : Il va la jeter, le parent va ramasser. Et ça plusieurs fois. À la fin il devient le patron. Il faut lui expliquer dès le départ qu’il n’est pas le patron, c’est ça l’éducation. Il faut de l’autorité »

Un patron dirige, donne des instructions, les employés obéissent et appliquent ce qui est demandé, POUR le patron, et non pour eux-mêmes, sans aucune revendication possible.

Or que fait un enfant lorsqu’il jette ? Mr Giesbert le sait-il? Je ne pense pas. Le jeune enfant expérimente. Il observe, il interagit avec son parent, il joue avec lui. Où est le mal ? Ça n’est pas se soumettre à son enfant, c’est se mettre à sa hauteur. Le jeune enfant vient de maîtriser la pince fine, il arrive donc à attraper un objet, et se rend compte qu’en le laissant tomber, en effet il tombe par terre. C’est un petit scientifique, qui a besoin, tel Newton, d’expérimenter par lui-même la notion d’apesanteur. Si l’enfant témoigne son envie d’avoir à nouveau l’objet à terre dans ses mains, c’est seulement afin de réitérer cette formidable expérience ! Et si le parent en a assez de ramasser (ce qui peut se comprendre, au bout d’un moment!), il peut le signaler à l’enfant, tout simplement.

D’où l’importance de se mettre à la place de l’enfant afin de le comprendre.

L’enfant est comme un étranger qui arriverait dans un nouveau pays, dont il ne parle pas la langue, dont il ne connaît pas les codes et les valeurs.

Peut-on blâmer ainsi l’enfant, qui ne fait que découvrir son nouvel environnement et son fonctionnement ?

Peut-on punir un enfant sous le prétexte qu’il n’a pas le même développement physiologique et psychique qu’un adulte ?

Non, de même que le touriste perdu dans un nouvel endroit, on lui expliquerait patiemment où aller et que faire, on l’accompagnerait, on lui tiendrait la main…

D’ailleurs éduquer (ex-ducere) ne veut-il pas dire  »conduire à » ?

Pourquoi alors instaurer, parfois dès la naissance, un rapport de force ? ( »ne le prends pas dans les bras, il te mène par le bout du nez »…)

Est-ce qu’une telle relation peut s’épanouir dans un rapport dominant-dominé ?

N’est-ce pas attribuer une aptitude à l’enfant d’anticiper, d’élaborer, de manipuler, dont il n’est pas capable ?

Le touriste ne parle pas la langue et ne connaît pas les us et coutumes du nouveau pays, l’enfant lui n’a pas non plus les outils pour appréhender facilement l’environnement dans lequel il vit.

L’enfant n’est pas un sous-être, il est en mouvement, en évolution, de même qu’un adulte d’ailleurs, dans une autre mesure. C’est un adulte dans un autre espace-temps, et avant d’arriver au même stade que le nôtre, notre rôle est de lui montrer le chemin.

En aucun cas l’enfant est un être  »inférieur ». Cela voudrait dire qu’il n’a pas la même valeur, tout cela parce que son développement physiologique et psychique ne sont pas aboutis.

Si l’on fait le parallèle, selon les dires des journalistes de l’émission, les personnes dont le développement s’est vu entravé par la maladie ou le handicap, mériteraient aussi d’être corrigées avec des châtiments corporels si elles ne suivent pas les injonctions des adultes, de ceux qui ont pleine capacité de leurs moyens.

Est-ce qu’avoir mal, dans son corps ou dans son cœur, aide mieux à comprendre ?

Non, bien évidemment. Cela altère la confiance en soi, l’image que l’on a de soi (on peut se demander si c’est pour cela que notre journaliste fait de la télévision) et rompt la confiance en l’autre. Pire même, parfois les « bêtises » attirent davantage l’attention du parent qui punit et maltraite, donc l’enfant réitère afin d’obtenir encore et encore l’attention de l’adulte. Car s’il est facile de pointer ce qui ne va pas à un enfant, il est parfois moins évident de le complimenter et de l’inciter à avoir une attitude positive par notre bienveillance.

La bienveillance n’est pas exempte de règles, comme le touriste dans un pays étranger, l’hôte lui explique et lui montre le cadre à respecter. Les règles sont tout à fait sécurisantes quand elles ont du sens et sont constructives pour l’enfant.

Le parent se doit d’être humble, c’est l’enfant qui fait le parent. Nous ne sommes pas supérieurs aux enfants sous prétexte que nous savons gérer nos émotions, que nous sommes capables d’avoir une pensée symbolique, de nous adapter à notre environnement, que nous avons bien intégré ce qui est bien et ce qui est mal dans notre Surmoi. L’adulte doit se souvenir que lui aussi a été un enfant, en apprentissage de la vie. Ainsi il n’y a pas besoin d’un rapport de force, on peut accompagner son enfant en le respectant pour ce qu’il est, un petit scientifique. Si le parent en prend la peine, il pourra voir la vie avec des yeux d’enfant grâce au regard de son propre enfant, un regard d’explorateur et d’éternel apprenant.

Thierry Ardisson conclut cette chronique médiocre, en citant Aldo Naouri :

« Quand on est trop sympa avec les enfants lorsqu’ils sont petits, on se fait plaisir et après ils ont des vies de merde. Lorsqu’on est dur avec eux lorsqu’ils sont petits, on se fait moins plaisir mais ils ont des meilleures vies. Je trouve ça assez génial. »

Ce que je trouve génial, c’est de citer Aldo Naouri en 2018, un pédiatre réac, sexiste, misogyne, donnant des conseils sur les enfants totalement dépassés depuis des dizaines d’années.

Dans un de ses livres, Aldo Naouri parle « de ces mères entièrement dévouées et qui ne font plus l’amour après la naissance de leur bébé ». Il parle d’une consultation où il dit à un père devant sa femme : « Violez-la », précisant qu’à ces mots, le visage de la femme « s’est illuminé ».

 

Nous vous invitons à signaler l’émission au CSA !

Voici le lien


Ecrit en collaboration avec Anne-Gaëlle
Sources:
D’où vient le mal dans le monde et comment se génère-t-il ?
Pourquoi interdire les punitions corporelles et les autres violences éducatives au sein de la famille est une priorité humaine et de santé publique ? 

" L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour " A.S Neill

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7 Comments

7 Comments

  1. Ipouk

    6 mars 2018 at 12 h 11 min

    Je n’ai pas vu l’émission mais rien que de lire les citations je suis énervée.
    Pourquoi ils parlent d’un sujet qu’ils ne connaissaissent absolument pas ? Qu’ils aillent lire des bouquins c’est le développement psychomoteur et psycho affectif de l’enfant !

  2. Christel

    6 mars 2018 at 19 h 32 min

    Très bon article, je n’aurai pas fait mieux, d’ailleurs, je n’ai pas écrit sur cette émission qui m’a bien énervé. Juste pour continuer sur Aldo Naouri : c’est lui aussi qui, il y a quelques mois, s’est vanté sur un plateau de télévision d’avoir laissé des parents tuer leur enfant ! Il explique qu’il a reçu en consultation des parents qui lui ont dit vouloir tuer leur enfant et qu’ils ont fini par réussir à le faire ! Le présentateur lui demande s’il a fait quelque chose et il a répondu « non mais vous plaisantez ?! » parce que selon lui, il ne faut surtout pas culpabiliser les parents !!!!!!!!!!!! Ce mec est bon soit pour l’asile soit pour la tôle pour non assistance à personne en danger et on le porte aux nues dans cette émission après avoir ridiculisé Isabelle Filliozat ! C’est vraiment honteux et j’ai moi aussi porté plainte après du csa !

  3. Gwendoline

    6 mars 2018 at 19 h 53 min

    Bonjour,
    Je ne connaissais pas votre site internet, et j’avoue être rassurée.
    Oui, car moi j’ai vu l’émission, et mon compagnon et moi (qui n’avons pourtant pas encore d’enfants) étions choqués! Choqués que personne ne réagisse, choqués que tout le monde renchérisse. Et là nous nous sommes demandés si nous étions bien en France et en 2018? Nous pensions naïvement que ce type d’éducation était révolue, que cela devait être soutenu par une minorité… Et nous nous sommes aperçus que « nous » étions la minorité. Minorité qui croit qu’un enfant ne mérite pas le genre de traitement qui choquerait s’il était fait à une femme ou même à un chien! Alors j’ai cherché sur internet, désespérée, afin de trouver des personnes du même avis que nous. Et j’ai vu des gens féliciter Madame Polony, « Madame Polony ministre de l’éducation »… Je m’inquiétais. Et j’ai lu votre article. Et je respire. Merci !!!
    Et comme dirait l’autre « ils sont fous ces gaulois! » et bien oui, je confirme, ils sont fous, mais heureusement pour nos enfants : pas tous!

  4. Audrey brette

    7 mars 2018 at 13 h 49 min

    Article parfait qui décrit exactement ce que j’ai pu ressentir aussi en voyant cette vidéo

  5. Diane

    8 mars 2018 at 9 h 52 min

    Merci pour cet article, j’ai signalé l’émission au CSA. C’est vraiment honteux. Comme le dit Gwendoline, tout le monde renchérissait, il n’y en avait pas un pour rattraper, même Polony qui a pourtant passé plusieurs heures avec Filliozat. On sent bien que des le début, elle présente le sujet avec SON a priori à elle, ce n’est pas du tout objectif. J’aurai bien aimé qu’ils inventent Filliozat afin d’avoir un vrai débat !

  6. SANTIAGO

    9 mars 2018 at 13 h 59 min

    Merci pour cet article, en voyant l’émission on en arrive « presque » à douter sur notre méthode d’éducation bienveillante, je me suis même demandée s’il fallait que je change.
    Et puis j’ai réfléchi, j’ai regardé ma fille, j’ai dormi avec elle, je l’ai senti blotti contre moi, j’ai senti sa main me chercher dans le noir pour s’assurer que j’étais là. Et je me suis dit, ma fille, je ferai tout pour toi, je ferai tout pour que tu sentes bien, je ferai tout pour que tu aies confiance en moi, pour ne pas te blesser. Tu me donnes une force incroyable, tu arrives à me changer, en bien, tu n’imagines même pas le pouvoir que tu as sur moi…
    Alors jamais, je ne pourrai jamais te punir, ni te frapper, j’ai compris que tu voulais, explorer ce monde, et je vais faire un maximum pour qu’on l’explore ensemble. Je t’accompagnerai dans toutes tes démarches, nous vivrons cette vie ensemble, cette vie qui défile si vite. Nous allons apprécier chaque instant, rechercher des ressources dans chaque situation difficiles pour les affronter ensemble. Je t’ai tellement voulu que je ne peux que construire une vie fantastique pour toi.
    Nous sommes parents, et être parents ça s’apprend. Nous devons être à la hauteur de nos enfants, ils n’ont rien demandé eux, nous devons être des exemples pour eux, ne pas baisser les bras face à la difficulté des apprentissages, nous devons faire de ces êtres nos adultes de demain, respectueux, empathiques, bienveillants, …peut être pour « sauver » ce monde qui va mal.
    Cette émission m’a fait prendre conscience que la méthode prônée par les chroniqueurs, et tous fiers de la défendre, était une méthode qui aujourd’hui ne fonctionne pas, aujourd’hui nous avons des hommes, des femmes, tous indifférents les uns envers les autres, nous avons ce culte d’être au top de nos performances au travail pour gagner plus, pour avoir plus de confort, pour avoir plus de rendement. Ralentissons un peu et posons nous une minute. Vivre c’est respirer, échanger, intéragir, savourer, aimer, aider..
    Merci pour cet article qui conforte, et qui redonne de la force sur le chemin que nous prenons.

  7. Oscar

    30 mars 2018 at 23 h 19 min

    Plainte envoyée.

    De l’aide pour remplir le formulaire de saisine:

    Chaîne: C8
    Programme : Les Terriens du dimanche
    Date : 04/03/2018
    Heure: 19:39 (début de la séquence)

    Motif (ma version): Des chroniqueurs minimisent, légitiment et prônent la violence à l’égard des enfants.

    Bonne saisine à toutes et à tous!

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Elle se fait blacklister d’Instagram pour… une photo d’allaitement

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Il m’est difficile de me présenter sans parler de notre tribu, car c’est notre équipe qui fait de moi celle que je suis aujourd’hui !

Nous sommes une joyeuse tribu constituée deux enfants pleins de vie, d’un papa, et d’une maman créatrice dans le domaine de l’allaitement, blogueuse et youtubeuse sur le thème de l’allaitement, présidente d’une association dans la parentalité positive et le maternage proximal…​
Mes enfants, mes propres expériences d’allaitement et les cafés allaitement que j’anime, m’ont fait réfléchir à des moyens de venir en aide à plus de femmes et mères qui allaitent ou souhaitent allaiter.
Ces réflexions ont d’ailleurs donné naissance à mon instagram et mes vidéos pour informer de façon claire, juste et simple sur ce sujet qui me passionne littéralement ! Je voulais un format, instructif (je m’entoure d’ailleurs de professionnels et d’associations auxquels je peux poser toutes mes questions) mais aussi dynamique, qui parle aussi aux jeunes générations pour les sensibiliser. Apporter une image, fraiche, dynamique, humoristique de l’allaitement.

Comme je le disais ci-dessus, pour informer et soutenir au mieux les mamans, j’utilise de nombreux réseaux sociaux, j’ai plusieurs pages facebook, dont un groupe où les mamans peuvent échanger leur expérience. Mais aussi twitter ou encore Instagram ! Et c’est sur ce dernier, que j’interviens le plus depuis plusieurs mois.

J’adore, ce que j’y fais car j’ai voulu créer un instagram communautaire où chaque femme dans le besoin pourrait trouver de l’information, mais aussi que chaque maman s’y sente comme sur leurs propres instagram en repostant des photos qu’elles me confient en toute confiance, de leurs tendres moments d’allaitement, pour construire un feed commun de mam’allaitante.

Sous chaque post, j’essaie de donner des petites informations qui pourraient les aider. Je repartage des bouts d’articles de grandes associations… Je partage des citations inspirantes, mes lectures sur le sujet, mais aussi des extraits de textes comme « le code international sur le commercialisation des substitus du lait maternel »… Et encore beaucoup d’autres informations. Ce compte se veut bienveillant envers toutes les mamans et les choix qu’elles font pour mener leur voie lactée. Nous ne jugeons pas (et j’y veille), nous soutenons. Si une maman à des questions spécifiques, besoin d’un accompagnement plus soutenu mes messages privés sont toujours ouverts et je les aide au mieux de mes connaissances ou alors à trouver les ressources près de chez elle.

Mais voilà depuis quelques jours je vis des déboires avec ce réseau dit « social ».

Ça a commencé en douceur par la suppression d’une de mes photos, car semble-t-il elle n’était pas dans les critères par rapport aux règles de publication d’instagram, elle était visiblement « inappropriée ». Puis je me suis aperçu que mon compte avait été suspendu. Combien de temps ? Je ne serais le dire car je m’en suis aperçu que plus tard dans la journée.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là…

Le lendemain je m’aperçois qu’instagram me fait subir du Shadowbanning ou blacklistage.

Cette technique consiste à rendre invisibles mes photos dans les hashtags avec lesquels on les a associés. Ce blacklistage est global et s’étend à tous les hashtags que je peux utiliser.
Si je reste visible pour un très faible pourcentage de mes abonnés seulement (moins des 10% utilisé par instagram en tant ordinaire) cela reste totalement aléatoire. Et si certains me voient un matin, ils peuvent ne plus me voir le soir… Mais surtout, je suis maintenant introuvable pour des mamans qui auraient grand besoin d’informations, de soutien dans le choix qu’elles ont fait pour elle-même, pour leur bébé et leur corps…

Avec cette technique, qui n’est d’ailleurs pas officiellement reconnu par Instagram, il ne s’attaque pas qu’à mon travail, bénévole de surcroit, mais aussi et surtout à chacune de nous toutes.

En effet, pour fournir une information claire, juste et objective à toutes les femmes, mères allaitantes ou futures allaitantes, j’utilise des illustrations de bébés nourris au sein, porté ou seulement câlinés… Mais voilà sans photos (puisque c’est le principe d’instagram), plus d’informations. Aucun relais de mes vidéos YouTube qui traitent uniquement de ce sujet, pour essayer d’apporter des informations et du soutien.

Tout cela, pour la seule photo de ma petite fille, mon bébé en train de téter et dont on ne voit même pas mon mamelon !

Cette pratique mais surtout les raisons de cette dernière sont aberrantes, quand on sait qu’il faut parfois une mobilisation générale (et je parle par expérience) pour faire disparaître des comptes parfois illégaux qui se baladent tranquilles sur instagram. Le plus révoltant c’est que je me suis moi-même mobilisée avec d’autres mamans après qu’un compte clairement pédophile, se vantait de pouvoir se servir dans les photos des enfants postés sur instagram dans sa story… Et mon compte se fait blacklister pour 3cm2 de peau ?!… Incompréhension totale.

Alors oui, les robots d’analyse n’ont pas forcément le regard d’un humain et appliquent machinalement les paramètres pour lesquels ils sont programmés. Mais une vérification humaine est possible. De plus les mamans qui se sont mobilisé autour de ce qui m’arrivait on fait le test et ont dénoncé certains comptes pour lesquels Instagram leur répondait qu’il ne voyait pas de caractères pornographiques dans la photo signalée (pose clairement suggestive d’une jeune femme ne portant que son bas de sous vêtement)…

Voilà mon histoire…

Je suis consciente de ne pas être la seule à subir ce traitement, des femmes, des mères enceintes, d’autres mamans allaitantes on subit la même chose que moi. Des photographes au travail superbe… Toutes ces personnes et moi-même sommes blacklistées pour quelques centimètres de peau représentant, de plus, des choses naturelles telles que l’allaitement, la grossesse, ou encore la maternité… Là où des choses bien plus limites, voir illégales sont présentes en toute impunité !

J’éprouve un grand sentiment d’injustice ! J’ai l’impression d’être puni pour une faute que je n’ai pas commise. Mais aussi une grande colère, non pas de ce qui m’arrive, mais de priver des femmes et leur bébé d’accéder à de l’information qui peut leur être nécessaire.

Mayane,
Apasdemoa,
Facilitatrice d’allaitement

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4 séries Netflix autour de la maternité à voir ABSOLUMENT !

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Aujourd’hui j’avais envie de parler séries télévisées, notamment vous faire découvrir quatre séries Netflix autour de la maternité à voir ABSOLUMENT. Ça a été pour moi de grands coups de cœur et vous connaissant, je sais déjà que vous allez adorer également ! 

En avant la découverte !

SOS sages-femmes

Connue aussi sous le nom de « Call the midwife ». La série est adaptée des mémoires de Jennifer Worth, sage-femme dans les quartiers pauvres de Londres au début des années 60.

La narratrice est Jenny Lee, elle commence son arrivée et sa vie à Poplar en tant que sage-femme. L’un de ses premiers postes est à Saint Nonnatus, un couvent au coeur d’un quartier déshérité dans l’East End de Londres, dans les années 1950. Elle vit avec ses autres collègues sages-femmes et des religieuses. Elle s’occupe des accouchements à domicile, des soins à domicile en tant qu’infirmière et de la maternité du quartier.

Jenny Lee se retrouve se retrouve face à une pauvreté qu’elle n’imaginait pas, mais aussi une solidarité incroyable, parfois même des situations qui la dépassent, mais toujours avec de très belles naissances.

C’est une série vraiment très belle, touchante, émouvante. Les personnages sont tous attachants, humains et même drôles. Le fait que l’histoire soit vraie rajoute une touche authentique à la série.

Il y a cinq saisons disponibles sur Netflix, mais vous verrez, vous allez les engloutir les uns après les autres.

The red tent

The Red Tent est une minisérie américaine de 2 épisodes de 88 minutes, vous la connaissez peut-être aussi sous le nom « La fille du désert ». La série est adaptée du livre « The Red Tent », développée par Roger Young.

La série se déroule en 1500 avant JC, au pays de Canaan où vit la famille du patriarche Jacoc qui a épousé quatre soeurs, lesquelles lui ont donné une nombreuse progéniture. Parmi celles-ci, une seule fille du nom de Dinah. Elle vit une enfance heureuse à l’intérieur de la tente rouge, où les femmes de sa tribu se réunissent et partagent les traditions et les troubles de la femme antique. Mais Dina se retrouve au coeur d’intrigues impliquant les honneurs bafoués ainsi que la lutte du pouvoir.

L’histoire est vraiment passionnante et émouvante. Les personnages sont des femmes fortes, courageuses, solidaires.. Elles célèbrent la féminité, la vie, c’est vraiment une histoire incroyable à voir absolument.

Super mamans

Super Mamans est une série dédiée à la maternité. Une saison avec  sept épisodes plutôt courts, mais qui décrivent à merveille et avec beaucoup d’humour la VRAIE vie des femmes après avoir eu un enfant et cette quête impossible pour être une « mère parfaite »

Audrey est une toute jeune maman, complètement perdue dans ce nouveau rôle et abandonnée par un mari pris par son travail, une mère égocentrique et des amis qui lui ont tourné le dos. Elle décide de rejoindre un groupe de soutien de parents où elle se fait de nouveaux amis un peu excentriques qui vivent comme elle de profonds bouleversements.

C’est THE série que chaque maman devrait regarder pour se débarrasser une bonne fois pour toute de cette fameuse culpabilité.  Elle aborde tous les sujets les plus délicats sans aucun filtre, elle est géniale, réalisme et tellement drôle.

Pour voir la bande annonce 

O Começo da Vida

Cette série documentaire est connue aussi sous le nom de « The Beginning Of Life ». C’est ma petite exception puisqu’elle n’aborde pas directement le thème de la maternité, mais plutôt des enfants. Bon, vous me l’accordez quand même ? Elle est composée de six épisodes d’environ 40 minutes.

L’une des plus grandes découvertes en neurosciences ces dernières années : quand une personne naît, ce n’est pas qu’une question de génétique. Nos interactions avec l’extérieur sont aussi un facteur à prendre en compte. La science a démontré l’importance des relations fondées sur l’affection et l’amour durant les premières années de l’enfant.

The Beginning Of Life s’interroge sur ce qui nous différencie des autres, ce qui est essentiel pour nous et comment nous pouvons créer une meilleure société en répondant à ces diverses investigations. Les entretiens avec des experts sont entrecoupés d’extraits montrant des parents et leurs enfants provenant de neuf pays à travers quatre continents.

Vous connaissez ces séries ? Vous avez aimé ?

Si vous avez d’autres suggestions n’hésitez pas,  je serai ravie de faire de nouvelles découvertes !

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10 photos hilarantes de parents avant et après avoir eu des enfants

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Rappelez-vous de ces jours où vous vous réveilliez fraîche et pimpante, vous saluant dans le miroir de la salle de bain tous les matins? Non? Ouai bah, moi non plus.

On se le rappelle que lorsque la pire chose arrive : trébucher accidentellement sur une photo d’avant les enfants.

Le fait d’avoir des enfants n’est jamais plus apparent que lorsque nous regardons d’anciennes photos de nous-mêmes, et par « ancienne », parfois cela signifie un an auparavant.

Élever des enfants n’est pas de tout repos. À un moment ou à un autre, vous avez peut-être même pensé : « Dans quoi me suis-je embarqué? » Cela coûte cher aux parents et, soyons francs, physiquement. Pour le prouver,  Mike Julianelle du blog Dad and Buried  a organisé sur Instagram, euh, une preuve visible.

Les parents soumettent des photos avant et après être devenus parents et les résultats sont hilarants.

Visiblement vaincu par le manque de sommeil, le chaos dans la maison… Rire de nous-mêmes est sûrement la meilleure médecine de tous.

Voici Mike lui-même, en train de lancer le bal dans le premier poste de la série.

Le père de deux garçons de sept et deux ans a l’air d’être en manque de sommeil dans la photo actuelle, mais pour être juste, il y a une différence de 10 ans entre les deux images. C’était un simple message, mais il a résonné avec de nombreux parents.

source

Sa légende disait:

Vous voulez voir quelque chose de vraiment effrayant? Voici moi, avant et après avoir eu des enfants! Voulez-vous jouer avec? En octobre, j’ouvre @gottoddlered à vos soumissions de vos photos les plus effrayantes « Avant et Après les Enfants »!

De là, il a posté les plus effrayantes soumissions de parents du monde entier.

 

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