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Périnatalité

Se préparer à l’accouchement avec la sophrologie

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Se préparer à l'accouchement avec la sophrologie

Se préparer à l’accouchement avec la sophrologie

Découverte de cette préparation à l’accouchement avec Carole Serrat, praticienne en sophrologie spécialiste des femmes enceintes, à la maternité des Lilas et à la clinique de la Muette.

Qu’est ce que la sophrologie ?

Le mot Sophrologie vient du grec : Sos signifie tranquille, serein. Phren signifie cerveau, conscience. Logos signifie étude, science. La Sophrologie est donc l’étude des techniques permettant d’obtenir la sérénité de l’esprit en travaillant sur la conscience de son corps, de ses tensions, et ainsi devenir plus autonome. Elle a été mise au point par le Docteur Alfonso Caycedo, neuropsychiatre colombien, dans les années 1960. Dès le début des années 1970, la Sophrologie prend une place importante au sein des thérapies par la relaxation grâce à un large éventail de techniques : Respiration, détente corporelle, visualisation positive : en préparation à l’accouchement, les mêmes techniques sont utilisées. Une discipline qui, en contribuant à instaurer un climat de bien-être et de détente, trouve parfaitement sa place durant la grossesse, période de profonds changements physiques et psychologiques ; périodes de doutes, de peurs, dont celle, quasi universelle, de l’accouchement.

Respiration et détente musculaire

La respiration est la première étape pour se déconnecter du monde de l’éveil et pénétrer dans un niveau de conscience différent : le niveau alpha. « Un niveau de conscience très agréable, entre veille et sommeil, dans lequel le cerveau est au repos, déconnecté de toutes peurs, de toutes inhibitions, ce qui permet au corps de se régénérer », explique la sophrologue Carole Serrat. Un état de conscience qui permet de se concentrer sur un besoin spécifique – la détente durant la grossesse et la prise en charge de la douleur durant l’accouchement.

Cette respiration profonde, de type abdominale, est la respiration anti-stress par excellence, à fortiori durant la grossesse, alors que l’utérus prend de plus en plus de place. « Lorsque l’on respire par le ventre, tout un mécanisme s’enclenche : le ventre se gonfle, le diaphragme s’ouvre et libère la zone du système nerveux », précise la spécialiste

Guidée par les intonations de voix douces et monocordes du sophrologue, les yeux fermés, la femme enceinte relâche son corps, muscle par muscle, tout en respirant profondément. Détendue, elle prend conscience de son schéma corporel et accepte ainsi beaucoup plus facilement les multiples changements qui s’y opèrent au fil des neuf mois. « La sophrologie aide à comprendre son corps, à le maîtriser, et donc à se relaxer lors de crise de panique, d’angoisse », atteste Sofia, une jeune maman qui a suivi une préparation en sophrologie. Un processus de relaxation à utiliser également pour vaincre les insomnies, un des maux courants de la grossesse.

Créer le lien avec son bébé

Toute mère a pu le constater : les mouvements du bébé sont davantage perceptibles une fois détendue, allongée, le tumulte de la journée finie. Comme si le bébé se réveillait, sentant sa mère posée et disponible.

En tant que méthode de relaxation corporelle, la sophrologie permet de multiplier ces moments de complicité et contribue à créer un lien privilégié avec le bébé, dès in utéro. Un lien encouragé au fil des séances par certaines techniques de sophrologie, appelées bercements. « A certains passages, on pose les mains sur le ventre, on respire, on est à l’écoute des sensations du corps, à l’écoute des vibrations du bébé », décrit la sophrologue

Un paysage de sérénité

La visualisation dite positive est l’autre pendant de la sophrologie. « Elle permet d’imaginer sans être entravé par la peur, le doute, les jugements, car dans l’état de conscience de la sophrologie, nous sommes déconnectés des influences extérieures et reliés directement à notre inconscient, explique Carole Serrat. Nous pouvons donc imaginer sans limites ». Et en particulier imaginer un évènement, une épreuve redoutée de façon positive, avec la réussite à la clef. Une façon de reprogrammer le mental, en mode optimiste. Dans cet état sophronique par anticipation, les futures mères sont ainsi invitées à visualiser, étape par étape, le déroulement de leur accouchement.

La visualisation est également utilisée comme outil de détente. « Dès la première séance, j’invite les femmes à se créer un paysage de détente. Un paysage agréable, enrichi à chaque séance d’outil de sophrologie : des sensations de chaleur, des bruits, des couleurs agréables », explique Carole Serrat. Une petite photo de bien-être, un lieu de détente à garder durant toute la grossesse, et sur lequelle se reconnecter pour trouver la sérénité à tous moments – y compris le jour J.

« La sophrologie a été une véritable aide pour moi. Durant l’accouchement, elle m’a permis de me relâcher entre les contractions, ce qui a facilité la dilatation du col, mais aussi une meilleure récupération pour affronter les contractions suivantes. Et heureusement, car la péridurale n’a pas fonctionné. », témoigne Aurélie.

Détourner la douleur

Le jour J, se focaliser sur le paysage de détente permet de s’éloigner de la douleur, en la substituant par une sensation plus agréable, comme la chaleur ou la fraîcheur. Autant d’éléments de la petite photo de bien-être que le père, idéalement initié durant les séances, pourra réactiver au besoin en salle de naissance.

« Pendant toute la durée de mon accouchement et particulièrement lors des contractions, je me suis concentrée sur une seule idée : mon bébé va sortir, il se fraie un passage, il glisse le long de mon bassin. Sentir ce petit être descendre tout doucement fut au final une sensation bien plus forte que la douleur des contractions », raconte Sofia.

Le simple fait de se détendre permet également de minimiser la perception de la douleur, en rompant ce cercle vicieux : la douleur engendre la douleur. Plus l’on a mal, plus l’on se tend, plus l’on se crispe, plus la douleur est forte.

« Quand l’être entier s’abandonne, l’accouchement est douloureux mais à la mesure de la femme qui accouche. Si elle résiste, peu importe où est la source de la résistance, dans son corps, ses émotions ou sa tête, la douleur ressentie sera alors à la mesure de sa résistance », écrit au sujet de ce cercle vicieux Isabelle Brabant dans Une Naissance heureuse (Librairie du Québec, 2000), un livre qui a influencé et guidé de nombreuses mères dans leur désir d’un accouchement plus naturel.

Prendre confiance en soi

A l’heure où de plus en plus de mamans recherchent un accouchement respectant davantage la physiologie, la sophrologie a beaucoup à offrir en tant qu’outil de lâcher prise et de confiance en soi – deux prérogatives indispensables pour devenir active durant son accouchement.

Cette dimension psychologique est prise en compte durant les séances de préparation, grâce à un temps de parole indispensable en début de séance, où mettre à plat ses angoisses, ses peurs : peur de la douleur, peur de l’environnement médical, peur de se lâcher, peur de la mort. Puis, pour clore la session, le temps de désophronisation permet d’exprimer ce que l’on a vécu, ressenti durant la séance.

« Ce que j’ai retenu de mes séances de sophrologie, c’est l’importance du mental : accompagner la douleur, et ne pas aller contre. », résume si bien Nathalie.

« A l’heure où le soutien psychologique et émotionnel fait cruellement défaut dans les salles de naissance, par manque de personnel, la sophrologie a beaucoup à apporter à toutes ces mères en recherche de naturalité », conclut Carole Serrat.

Les séances peuvent débuter dès le premier trimestre de la grossesse, et peuvent se poursuivre après l’accouchement, pour éviter le baby-blues, se détendre, vaincre ses angoisses de jeune maman, mais aussi la fatigue.

Dispensées par une sage-femme ou un gynécologue-obstétricien, huit séances sont prises en charge par la Sécurité Sociale dans le cadre de la préparation à l’accouchement. Les séances dispensées par une sophrologue ne sont pas prises en charge. Compter 30 à 40 euros la séance.

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Périnatalité

Infertilité, un sujet qui ne doit pas être tabou

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Enfant, tu idéalises ta vie de futur parent. En grandissant, tu découvres comment on fait les bébés et ça semble si simple. Mais dame nature dicte sa loi et faire un enfant parfois n’est pas si simple…

Ne pas se sentir seul, échanger, se soutenir permet d’affronter ce cataclysme qui te dévaste quand tu apprends qu’avoir un enfant ça ne sera pas aussi simple qu’un rapport sexuel.

Quand tu bascules dans la procréation médicalement assistée, tu découvres un vocabulaire médical que tu ne soupçonnais même pas. Tu découvres ton corps dans les moindres détails, mais tu souffres de ne pas enfanter comme 90% des autres couples.

Ce qui est le plus dur dans ce parcours quand on y réfléchit bien, ce n’est pas tant le côté ultra médicalisé pour la conception de ton ou tes chers enfants, mais les blessures morales et psychologiques que tu vas vivre pendant tous ces mois ou ces années de combat.

Les couples qui t’entourent qui arrivent à concevoir pour qui, évidemment, tu es heureux, mais qui remue un peu plus le couteau dans la plaie. Les conversations des autres parents qui se plaignent des dernières « bêtises » de leurs enfants, mais qui te laissent pensif en imaginant que toi aussi tu aimerais vivre ça. Chaque ventre rond, poussette te renvoie à cette souffrance que tu vis.

La nature n’est pas toujours juste, surtout quand elle s’attaque à ce désir de parentalité, c’est un tsunami dans ta vie qui s’installe.

Sache que tu n’es pas seul, environ 10% des couples souffrent d’infertilité

Et aujourd’hui de nombreux blogs, sites, forums.. te permettront de trouver des réponses à tes questions, d’y lire des témoignages et d’y trouver du soutien.

Si tu as envie de laisser un message d’espoir, raconter ton parcours, nous serons ravis de diffuser ton message pour soutenir ce couple sur 10 que la nature a laissé tomber.

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Actualité

Manger des dattes facilite-t-il le travail ?

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Quand il s’agit de l’accouchement, nous voulons toutes avoir un travail naturel, court et facile. Heureusement, nous pouvons faire un certain nombre de choses pour nous aider à atteindre cet objectif, par exemple:

  • Choisir une maternité respectueuse, une sage-femme avec qui on se sente épaulée, soutenue dans ses projets.
  • Préparer un projet de naissance
  • Se faire accompagner par une doula (accompagnante à la naissance)
  • Une bonne préparation à la naissance : yoga, sophrologie, haptonomie, auto-hypnose, chant prénatal, travaux de visualisation positive…
  • Se renseigner sur la physiologie de l’accouchement
  • Prendre conscience de ses facultés à enfanter, croire en soi, en son corps. Se faire confiance.
  • Accompagner la douleur par tout ce qui pourra la soulager : positions, faire des vocalises dans les sons graves sans retenue, lâcher prise, bien respirer, prendre un bain chaud, visualisation positive, bouger…
  • Se préparer pendant la grossesse grâce à certaines lectures, comme : « J’accouche bientôt, que faire de la douleur? » – « Accoucher par soi-même » – « Une naissance « 

Lire: 15 conseils de mamans ayant accouché sans péridurale

Et maintenant, vous pouvez ajouter une chose à votre liste: consommer des dattes!

Mangez des dattes pendant la grossesse pour faciliter l’accouchement

L’Université des Sciences et Technologies de Jordanie a mené une étude sur 69 femmes consommant 6 dattes par jour pendant 4 semaines avant leur date estimée d’accouchement, contre 45 femmes qui n’en consommaient aucune. Il n’y avait pas de différence significative dans l’âge gestationnel, l’âge et la parité entre les deux groupes.

Les femmes qui ont consommé des dattes avaient une dilatation cervicale moyenne significativement plus élevée à l’admission que l’autre groupe, et une proportion significativement plus élevée de membranes intactes (83% vs 60%). Le travail spontané s’est produit chez 96% de celles qui ont consommé des dattes, comparativement à 79% des femmes du second groupe. L’utilisation de prostin / ocytocine était significativement plus faible chez les femmes qui consommaient des dattes (28%), comparativement aux femmes n’ayant consommé aucune datte (47%). La phase latente moyenne du premier stade du travail était plus courte chez les femmes qui consommaient des fruits de dattes que chez le second groupe (510 min contre 906 min).

Les chercheurs ont conclu que consommer des dattes au cours des 4 semaines précédant le travail a considérablement réduit le besoin de déclenchement et l’injection d’ocytocine, et a produit un résultat au niveau de l’accouchement plus favorable, mais non significatif.

Une étude réalisée en mars 2017 a confirmé toutes les conclusions initiales. Les auteurs de cette étude ont conclu :

Il a été démontré que la consommation de dattes à la fin de la grossesse influence positivement le résultat du travail et de l’accouchement sans effet négatif sur la mère et l’enfant.

Alors, pourquoi manger des dattes pendant la grossesse aide-t-il les mamans?

Les chercheurs ont découvert que les dattes ont un effet semblable à l’ocytocine produit naturellement par le corps, ce qui entraîne une sensibilité accrue de l’utérus. Il aide également à stimuler les contractions utérines et réduit l’hémorragie post-partum comme le fait l’ocytocine. Ils ont également constaté qu’elles contiennent de nombreux avantages nutritionnels pour les mamans enceintes.

Les dattes contiennent des acides gras saturés et insaturés tels que les acides oléique, linoléique et linolénique, qui sont impliqués dans l’économie et la fourniture d’énergie et la construction des prostaglandines. De plus, la sérotonine, le tanin et le calcium des fruits de datte contribuent à la contraction des muscles lisses de l’utérus. La datte a aussi un effet laxatif qui stimule les contractions utérines.

Les dattes contiennent également:

  • Des sucres naturels (fructose) qui se décomposent facilement dans le corps et n’élèveront pas le taux de sucre dans le sang, mais offriront une énergie élevée, ce qui rend les dattes pendant la grossesse ou le travail un excellent choix.
  • Fibres – Vous aident à rester rassasié, soulagent la constipation et diminuent le risque de diabète gestationnel et de pré-éclampsie.
  • Potassium  – Un des meilleurs électrolytes. Il aide à maintenir l’équilibre eau / sel qui aide à réguler la tension artérielle.
  • Magnésium  – Maintient la santé musculaire et aide à soulager les spasmes musculaires et les crampes pendant la grossesse.
  • Folate  – Avoir assez de folate assurera que la moelle épinière de votre bébé mûrit correctement, en évitant les défauts du tube neural.
  • Vitamine K – maintient la coagulation du sang et la santé des os.

Quand dois-je commencer à manger des dattes pendant la grossesse?

Dans l’étude mentionnée ci-dessus, les femmes enceintes ont commencé à manger des dattes quatre semaines avant leur date d’échéance prévue. En d’autres termes, à 36 semaines de grossesse,  elles ont commencé à manger six fruits par jour.

Bien sûr, vous pouvez commencer à manger des dattes plus tôt dans votre grossesse si vous le souhaitez. Gardez à l’esprit que les dattes sont riches en sucre, donc si vous avez des problèmes de glycémie ou si vous vous inquiétez de streptocoque du groupe B, allez-y doucement sur eux au début de la grossesse. Mais, par tous les moyens, commencez à manger 6 dattes par jour à partir de 36 semaines!

Comment manger des dattes pendant la grossesse

Les dattes sont une collation saine et délicieuse, alors comment pouvez-vous les ajouter à votre régime alimentaire? En fait, c’est assez facile car elles sont douces comme des bonbons.

  • Au petit-déjeuner, optez pour un bol de flocons d’avoine accompagné de dattes ou même du porridge aux dattes.
  • Ajoutez des dattes dans vos recettes pour remplacer le sucre.
  • Vous pouvez remplacer la pâte à tartiner industrielle par une pâte à tartiner fait maison à base de dattes et cacao : recette
  • Dans la vinaigrette maison pour la sucrer
  • Vous pouvez vous faire des petites douceurs en fourrant les dattes : amandes, noix, chocolat noir…
  • Pour une petite collation, vous faire des barres de céréales dattes et noix : recette
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Actualité

8 méthodes étranges et historiques de détection de la grossesse

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Depuis l’aube des temps, les gens ont essayé de trouver des moyens de détecter une grossesse précoce avant que les signes physiques commencent à se manifester. Bien que vous puissiez être familier avec le test de grossesse sous forme de bandelette hCG qui est couramment utilisé aujourd’hui, l’histoire du test de grossesse est plutôt fascinante. Au cours des âges, différentes cultures ont développé leurs propres méthodes pour déterminer si une femme était enceinte, dont certaines peuvent sembler assez étranges pour les personnes vivants dans ce monde moderne.

Le test du blé et de l’orge

L’un des premiers, sinon le plus ancien, tests de grossesse à domicile est venu de l’Egypte ancienne. En 1350 avant notre ère, on conseillait aux femmes d’uriner sur des graines de blé et d’orge pendant plusieurs jours; si le blé germait, elle attendait une fille et si l’orge poussait, ça serait un garçon. Si aucun des deux ne germait, elle n’était pas enceinte.

La chose la plus intéressante à propos de ce test est qu’il a effectivement fonctionné: En 1963, un laboratoire a expérimenté le test de blé et d’orge et a constaté que dans 70% du temps, l’urine des femmes enceintes faisait germer les graines, tandis que l’urine des femmes non-enceintes et celles des hommes ne faisaient pas germer les graines.

Le test de l’oignon

Alors que les anciens Égyptiens utilisaient une méthode à base de blé et d’orge, les Grecs anciens semblaient avoir une compréhension assez floue de l’anatomie. Les deux papyrus médicaux égyptiens et Hippocrat – reconnu comme le père de la médecine – ont suggéré qu’une femme qui soupçonnait être enceinte devait s’insérer un oignon ou un autre légume bulbeux à forte odeur dans son vagin pendant toute une nuit. Si son haleine sentait l’oignon le lendemain matin, elle n’était pas enceinte.

Cette méthode était basée sur l’idée qu’une femme qui n’est pas enceinte avait un utérus ouvert, et le parfum de l’oignon flottait jusqu’à sa bouche. Si elle était enceinte, son utérus était fermé, donc pas d’odeur buccale.

Le test du verrou

À mesure que nous avançons dans les années 1400, les tests de grossesse ont commencé à devenir de plus en plus superstitieux. Un excellent exemple est le test du verrou, qui a été écrit dans « The Distaff Gospels », une collection de médecine traditionnelle féminine. Si une femme croyait être enceinte, on lui demandait de prendre un verrou, ou une clé métallique et de le placer dans un bassin. Puis elle devait uriner suffisamment pour immerger complètement le verrou et le laisser là pendant trois à quatre heures. Si, une fois enlevé, le contour du verrou était encore visible, elle était enceinte.

Cela a probablement quelque chose à voir avec l’acidité altérée dans l’urine d’une femme enceinte, mais ce n’est pas quelque chose de véritablement fiable.

Les « Prophètes » du pipi

Dans les années 1600, l’examen urinaire pour déterminer la grossesse d’une femme était limité aux experts. Une vague de « prophètes du pipi » autoproclamés ont affirmé qu’ils pouvaient déterminer si une femme était enceinte ou non avec la couleur et les caractéristiques de son urine. Certains ont également mélangé de l’urine avec du vin et ont observé les résultats. Un test qui aurait pu connaître un certain succès, étant donné que l’alcool peut réagir aux protéines présentes dans l’urine d’une femme enceinte.

Bien sûr, ces soi-disant experts ne limitaient pas leur divination aux femmes enceintes; ils pouvaient aussi, en examinant l’urine, déterminer si le propriétaire de l’urine souffrait d’une maladie.

Regarder dans les yeux

Au fur et à mesure que la science médicale progressait, de plus en plus de médecins essayaient de consolider leurs théories sur ce qui arrivait exactement au corps d’une femme lorsqu’elle était enceinte. L’une des tentatives les plus étranges en matière de prédiction de la grossesse est venue de l’ophtalmologiste français Jacques Guillemeau au XVIè siècle. Le médecin prétendait que les yeux étaient la fenêtre du corps et de l’âme, disant que vous pouviez diagnostiquer toutes sortes de choses simplement en les regardant. Selon Guillemeau, dès le deuxième mois de grossesse, les yeux de la femme semblent profonds, ses pupilles rétrécissent et des veines enflées apparaissent dans le coin de l’œil.

Bien qu’il y ait des changements oculaires au cours des neuf mois de la grossesse, ils ne peuvent pas être observés si facilement à l’œil nu.

Le test du ruban

Un autre test du 17ème siècle douteux, impliquant beaucoup d’urine, cette méthode était étrange et compliqué. Une femme qui pensait être enceinte allait voir un médecin et faisait pipi dans un bassin. Le médecin faisait tremper un ruban dans l’urine jusqu’à ce qu’il soit saturé, puis il le retirait et le faisait sécher. Une fois sec, il le plaçait devant le visage de la femme et le faisait prendre feu. Si l’odeur du tissu brûlé par l’urine la rendait nauséeuse, elle était considérée comme enceinte.

Inutile de dire qu’il n’y a aucune validité scientifique à celui-ci, du tout.

Le test du lapin

Dans les années 1920, deux scientifiques allemands, Selmar Aschheim et Bernhard Zondek, ont déterminé qu’il y avait une hormone spécifique présente dans l’urine des femmes enceintes qui semblait être liée à la croissance des ovaires; nous la connaissons maintenant en tant qu’hormone chorionique gonadotropeou hCG. Ils ont compris cela en injectant l’urine de femmes enceintes dans un premier temps, à des souris sexuellement immatures, ce qui induirait le développement ovarien. La plupart du temps, l’urine des femmes enceintes faisait grossir leurs ovaires, une indication certaine de la présence d’hCG. Quand la procédure a commencé à voir un usage public étendu au milieu des années 1940, les médecins ont commencé à utiliser des lapins.

Bien que le test était assez précis, il avait ses inconvénients: pour examiner les ovaires du lapin, il fallait tuer le lapin.

Le test de la grenouille

Même si cela fonctionnait sur le même principe que le test du lapin, celui-ci était en fait un peu « meilleur »  dans le sens où au moins l’animal restait vivant à la fin de celui-ci.

À la fin des années 1940, les scientifiques ont utilisé des grenouilles à griffes sud-africaines, un petit amphibien souple qui réagissait fortement à l’hormone chorionique gonadotrope présente dans l’urine d’une femme enceinte. Après une injection dans leur sac lymphatique dorsal, une grenouille femelle pondra des œufs en réponse dans les 12 heures.

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