Proposition de loi visant à abolir les violences éducatives ordinaires

Proposition de loi visant à abolir les violences éducatives ordinaires

Récemment, les députés Edith Gueugneau, François-Michel Lambert et François de Rugy ont présenté une proposition de loi visant à abolir toute forme de violences faites aux enfants, les considérant enfin comme des citoyens à part entière. En 2010, Edwige Antier, pédiatre et ex-députée UMP avait déposé une proposition de loi similaire, qui avait été repoussée. Cependant, elle soutient la démarche des trois députés.

Ce mercredi, la proposition de loi a été rendue publique et présentée à la presse. D’ailleurs nous pouvons lire dans ce texte que « Nul, pas même le ou les titulaires de l’autorité parentale, n’a le droit d’user de violence physique, d’infliger des châtiments corporels et des souffrances morales, ou de recourir à toute autre forme d’humiliation envers un enfant ».

Le docteur Gilles Lazimi, maître de conférences à Paris, a qualifié ces violences éducatives ordinaires (VEO) non seulement comme étant inefficaces, mais pouvant également perturber le développement cérébral, l’affectivité, la relation parent-enfant, entraîner des pathologies mais aussi une perte de la confiance et d’estime de soi.

Dans le monde, ce sont près de 49 pays, dont 20 dans l’Union européenne qui ont déjà adopté des lois interdisant toute sorte de châtiments infligés aux enfants. La France qui est censé être le pays des droits de l’homme (mais pas celui des enfants apparemment…) reste loin derrière, refusant d’adopter des lois favorisants la sécurité des enfants. D’ailleurs, la France a été épinglée plusieurs fois par l’ONU et d’autres instances internationales car elle fait partie des pays où un droit de correction est admis.

Le texte de loi prévoit d’ajouter au Code civil et sur tous les carnets de santé l’interdiction de ces VEO. Plus encore, la nouvelle édition du « livret des parents » envoyé par la CAF pendant une grossesse, contiendra lui aussi les effets néfastes des châtiments corporels, notamment le fait que « frapper un enfant n’a aucune valeur éducative » ou que « les punitions corporelles et les phrases qui humilient (…) génèrent un stress et peuvent avoir des conséquences sur le développement de l’enfant ».

Les parlementaires précisent tout de même qu’il n’est pas questions de sanctions envers les parents, mais plutôt que cette interdiction soit symbolique.

Liens:

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