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  • Être parent autrement / Parentalité positive

    Si je n’avais pas choisi le chemin de la bienveillance…

    Si je n'avais pas choisi le chemin de la bienveillance...

    Avoir des enfants nous amène à nous poser un tas de questions et nous amène à nous affranchir de ce que l’on a vécu. Lorsque l’on devient parent, on se documente, on se demande ce qui sera le mieux pour nos enfants et on se rend compte que ce qui est considéré comme étant la norme risque de les tuer à petit feu… Pas les tuer à proprement parler, que nous nous mettions d’accord, mais détruire toute sorte d’expression de leurs émotions.

    J’ai choisi de ne jamais laisser pleurer mes enfants malgré les conseils allant à l’encontre de cela. J’ai du me montrer forte face à cela, ne jamais sortir de mes gonds et protéger mes enfants. Bien évidemment cela implique de ne pas les faire garder parce que « les bébés ont besoin de pleurer, c’est pour leur bien ».

    Ensuite, en grandissant, mes enfants s’expriment, et c’est normal pour moi de les laisser exprimer leurs émotions. Il est normal pour moi d’être leur béquille, de faire en sorte qu’ils se sentent bien, qu’ils ne connaissent jamais la sensation d’avoir la boule au ventre parce que c’est trop dur de dire les choses, parce que c’est trop dur de se faire entendre, parce que c’est trop dur d’imposer ses idées, parce que c’est trop dur de se lancer, d’avoir confiance en soi.

    Et si j’ai choisi ce chemin pour nous, pour eux, c’est pour faire d’eux des adultes confiants, épanouis et empathique. Ces qualités qui manquent cruellement à notre société, société dans laquelle l’individualisme, le jugement d’autrui et l’égoïsme règne. Même si ce n’est pas le chemin le plus facile, c’est celui que j’ai choisi parce que je suis persuadé que c’est le bon.

    Oui parfois je crie, mais je m’excuse parce que nous sommes humains, oui parfois je pleure, parce que j’ai des émotions, oui parfois je ris parce qu’ils apprennent et font leurs expériences. Être maman c’est tout cela à la fois, nos mains de parents sont faites pour caresser et câliner, notre bouche sert à prononcer des paroles encourageantes et à dire ô combien on les aime. Et si quand bien même c’est difficile, si parfois on dérape, si parfois il nous arrive d’élever la voix, cela ne fait pas de nous de mauvais parents parce que le reste du temps nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour les rendre heureux et les entourer de douceur. Ainsi, je suis intimement persuadée qu’on rendra le monde meilleur.

    Choisir la parentalité positive c’est lutter contre les modèles éducatifs que nous avons connu, c’est ne pas avoir peur de remettre en question ce que nous avons subi, involontairement parce que la génération précédente était persuadée qu’il fallait faire comme cela. Mais de mon coté je suis intimement persuadée que l’enfant est l’égal de l’adulte, qu’il ne nous appartient pas et que lui nous devons un profond respect. Lorsque c’est difficile, avant de m’exprimer je me pose toujours cette question « est ce que je parlerai comme ça à un adulte? à mon mari? ». Souvent la réponse est non donc je m’abstiens de m’adresser ainsi à mes enfants. En leur montrant l’exemple, les enfants agissent de la même manière, ils se montrent empathiques parce qu’au final, à la naissance, un enfant est « pur », c’est en grande partie son éducation qui fait ce qu’il est et ce qu’il sera.  Cela demande un grand travail sur soi, c’est un effort quotidien et ça en vaut la peine.

    Si je n’avais pas choisi ce chemin, étant maman d’enfants qui présentent des particularités, d’enfants en parti incompris par la société qui les voit comme des fauteurs de troubles, mes enfants seraient bien sur rentrés dans le moule mais à quel prix? celui de leur bonheur?

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