Mon expérience d’EMDR – deuxième partie : l’antidote

Mon expérience d’EMDR – deuxième partie : l'antidote

Mon expérience d’EMDR – deuxième partie : l’antidote

Ecrire pour ce site aura vraiment été la concrétisation de mon parcours et c’est pourquoi j’aimerais commencer par vous remercier pour votre lecture et vos commentaires, toujours bienveillants. Au départ je souhaitais informer les autres parents sur l’EMDR, puis j’ai voulu partager ma merveilleuse expérience de revécu de naissance avec vous car c’est processus trop peu connu à mon goût.

J’avais pris du temps avant de raconter la première partie de mon expérience d’EMDR, le temps de digérer. Aujourd’hui je dois vous dire que j’ai pu boucler ma boucle. Ma fille a eu un an hier et c’est au point de départ que j’ai souhaité retourner avec elle : en salle de naissance.

Même pas peur

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Lors de la première séance avec la psychologue nous avions trouvé le coeur du problème et découvert qu’une partie de moi se sentait morte. Morte au moment de l’anesthésie générale, avant de fermer les yeux, acceptant de ne pas connaître mon bébé qui arrivait. Une deuxième séance était prévue pour effectuer un renforcement positif, c’est-à-dire pour imprégner des images de vie en moi. Mais ça ne s’est pas du tout déroulé comme prévu.

Après m’être sentie très déprimée je me sentais de mieux en mieux, faisant des liens et comprenant beaucoup de mes sensations et réactions face à certaines difficultés. J’avais commencé à courir pour « reprendre le contrôle de mes jambes », me sentir vivante. Ma fille commençait à dire maman et je me sentais reconnue. C’est dans cet élan positif que j’ai pris mon rendez-vous.

Vider mon vase

J’avais expliqué que depuis mon accouchement je me sentais comme un vase qui débordait à la moindre goutte. J’avais cette sensation de trop plein en permanence. Et depuis la première séance je sentais que ça se vidait lentement, j’étais très contente. Et le week-end précédant mon rendez-vous, tout s’est vidé, j’ai perdu le contrôle.

C’était un week-end festif extrêmement important dans ma ville et il y avait énormément d’émotions en jeu. C’était la première fois que ma fille y assistait, il y avait la foule, la chaleur, … et les dents ! Ma fille n’était pas bien, elle pleurait non stop et je ne comprenait pas pourquoi. C’est bien ça le plus terrible dans les dents, c’est que quand on comprend qu’elles étaient derrière le changement de comportement de notre enfant, la crise est terminée. Je me sentais donc dépassée, vulnérable et j’ai craqué devant tout le monde et pendant longtemps encore au retour chez moi.

Je suis donc arrivée à ma deuxième séance déçue et en colère. Je n’ai pas laissé la psychologue parler, je lui ai raconté ce qui venait de m’arriver et à quel point j’étais frustrée car je pensais aller mieux mais qu’apparemment non. Je me sentais arnaquée. On a donc travaillé sur ce week-end pour comprendre pourquoi ça avait été si important pour moi. Je lui ai raconté que j’avais fait des photos avec ma fille, au même endroit que l’année dernière où j’étais enceinte. Et là j’ai dit « mais oui, c’est ça » et j’ai éclaté de rire et en sanglots simultanément. La psy ne comprenait pas mais moi je venais d’avoir une révélation.

J’ai compris que ma fille était là. Que j’avais bouclé ma boucle. La partie éteinte en moi s’est réveillée en voyant cette photo. La psychologue m’a alors expliqué que contre un traumatisme on avait besoin d’un antidote, peu importe sous quelle forme. Cette photo était mon antidote.

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Que dire de plus, je trouve qu’il est plus difficile d’écrire quand ça va bien que quand ça ne va pas. Mais je pense que c’est important, pour l’espoir. Chaque vécu, chaque trauma et je l’ai découvert chaque antidote est différent, mais je me devais de vous raconter la fin de l’histoire pour vous montrer le positif. Mon renforcement positif à moi, maintenant, c’est de regarder ma photo antidote dès que j’en ressens le besoin. Et j’encourage tout le monde à trouver le sien, grâce à l’EMDR ou à autre chose. Sachez en tout cas grâce à ma petite expérience que c’est un chemin vers la guérison.

Lire aussi : Mon expérience d’EMDR – première partie : la mort

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