Les conséquences de l’ignorance et de la violence d’un père : 26ans de souffrance

Les conséquences de l'ignorance et de la violence d'un père : 26ans de souffrance
[themoneytizer id=”8732-2″]

 

Les conséquences de l’ignorance et de la violence d’un père : 26ans de souffrance

Aujourd’hui, je souhaite parler de l’effet dévastateur de l’ignorance et de la violence d’un père grâce à mon propre vécu et selon mon expérience personnelle. Une vingtaine d’années après ces traumatismes se sont écoulées et j’y pense encore.. La souffrance ne peut être effacée. J’écris cet article le cœur serré. C’est vrai que je n’en parle jamais, pourtant ça fait plus de 26 ans qu’on me demande d’en parler, c’est par le biais de oummi-materne que je souhaite crever l’abcès.

Tout d’abord, si je soutiens le projet de ma femme, oummi-materne.com, c’est parce que j’ai envie que les parents prennent conscience qu’une éducation “bâclée” peut avoir des effets dévastateurs sur l’enfant, mais surtout la violence physique et verbale. Ayant été arraché à ma mère à l’âge de 6 ans par les services sociaux, j’en veux particulièrement à un père violent : avec ma mère, avec moi, avec ma grand mère…

Je n’en voudrai jamais à ma maman qui a toujours essayé de faire le meilleur pour moi. A 4 ans déjà j’étais un enfant très dur, que ce soit avec ma mère ou à l’école. Déjà à cet âge-là j’avais une très grosse frustration, de très grosses colères, un traumatisme à cause d’un père absent. Le peu de fois où je l’ai vu au tribunal ou dans un établissement sous contrôle de l’état, il me faisait très peur. Je n’ai jamais éprouvé la sensation qu’il voulait me transmettre de l’amour.

A cet âge- là j’ai développé une phobie, celle des bruits de scooter, car mon père n’avait que ce moyen de locomotion, alors à chaque fois que j’entendais un scooter dans la rue soit je paniquais soit je courais sonner à l’interphone de notre immeuble pour que ma mère m’ouvre vite.

Aujourd’hui je me dis qu’on n’a pas le droit en tant qu’adulte de faire souffrir un enfant. Voilà le résultat de la violence, de très gros traumatismes chez les enfants. J’avais 4 ans et je n’exprimais pas plus que ça ce malaise, à part avec les colères car je n’arrivais pas à extérioriser autrement tout ce qu’il y avait en moi.

Je me rappelle le jour où ma maman m’a donné mon doudou en pleurant et qu’une femme m’a dit que tout allait bien se passer. J’avais 6 ans le jour où on m’arracha à ma mère. En tant qu’enfant pour moi ça a été un enfer. La famille d’accueil avait beau être gentille, bienveillante, etc.. , tout ce qui comptait pour moi, c’était voir ma mère, et on m’a empêché pendant de long mois de voir la seule qui pouvait me donner un vrai amour maternel.

Aujourd’hui j’ai 26 ans, mais quand j’y repense en vérité j’en souffre énormément, mon enfance me fait souffrir, peut être pas chaque jour mais ce passé m’empêche d’avancer dans la vie et ça a été dur de me mettre en tête que le meilleur et la bonne solution était le maternage. Ça m’a permis de comprendre que je ne pourrai jamais faire le mal qu’on m’a fait à mes propres enfants.

J’ai pu apprendre à être bienveillant avec un enfant, à être empathique même s’il m’arrive encore de crier, mais je prends sur moi, je ne veux pas répéter ce schéma familial d’éducation. Il faut dire que pour la plupart d’entre nous nos parents n’ont pas eu la chance de connaître ce qu’était une éducation bienveillante, n’ont pas été spécialement maternés car la culture, un schéma familial étaient déjà installés.

On a beau essayer d’oublier, le passé revient toujours à la surface surtout quand à 26 ans tu as encore peur d’affronter un jour ton père, c’est un peu paniquant.

J’espère faire éveiller des consciences car en tant qu’homme il peut arriver qu’on pense que “lever la voix”, menacer et/ou frapper ses enfants ça fonctionne, mais en vérité si sur le moment ça fonctionne c’est que ton enfant a commencé à avoir peur de toi. Il y a toujours des conséquences à cette violence, même si ça semble minime pour certaines personnes, même si la répercussion n’est pas immédiate. Un homme ne doit pas être obligatoirement la brutalité, la “grosse voix”, le méchant mais il doit apprendre la relaxation, la maîtrise de soi, la bienveillance, l’empathie, la douceur.

Les effets de la violence selon ma propre expérience :

  • Le manque total de confiance en soi
  • Le mal-être intérieur
  • Le décrochage scolaire.
  • La timidité, le repli sur soi
  • Du mal à exprimer ses émotions (même adulte)
  • Être plus susceptible d’être une personne anxieuse
  • Être violent, impulsif, accumuler la colère

Et d’autres côtés négatifs encore …

J’ai mis quelques mois à pouvoir écrire cet article car c’est assez dur de résumer un passé difficile. J’ai essayé sans rentrer dans tous les détails de vous résumer un cas de figure qui peut être très traumatisant pour un enfant, et tout ceci commence par la simple violence verbale, les cris et ensuite la violence physique.

La gifle est très humiliante, je me souviens encore dans une école maternelle avoir reçu une grosse gifle d’un directeur d’école me disant: “Pourquoi tu n’écoutes pas ta maman à la maison!?”

Les coups laissent des traces à vie !

Pour en revenir à mon passé, à 11 ans je suis retourné vivre avec ma mère et mes 3 frères et sœur. J’étais vraiment heureux et pourtant le passé a fait de moi un enfant qui en voulait à sa maman; je n’étais pas vraiment sympa avec mon petit frère, il y a des jours où je pouvais être méchant et d’autres très gentil et on jouait ensemble. Au jour d’aujourd’hui je l’aime terriblement et je m’en veux d’avoir été comme ça avec lui car je pense qu’on aurait pu être plus complices pour surmonter ensemble ma douleur. Maintenant on est des adultes, tout se passe bien et c’est un amour de frère.

La suite n’est pas vraiment belle à raconter car j’ai eu une adolescence très rebelle ! Un ado violent avec une soif de vengeance, mais malheureusement souvent envers les mauvaises personnes..

Quand j’entends que l’éducation violente n’a aucun impact sur la vie d’un enfant, je ne suis pas d’accord du tout. Apprenons à devenir des papas “paternants”, bienveillants et empathiques. Si vous êtes nerveux, impulsifs, utilisez des méthodes de relaxation comme la sophrologie. On ne rattrapera pas notre passé mais donnons-nous les moyens de trouver des solutions. Si vous avez vécu une histoire similaire, je vous conseille la thérapie EMDR.

Si vous êtes une personne calme et détendue, l’éducation de vos enfants sera plus simple, l’ambiance à la maison sera meilleure aussi. Plus facile à dire qu’à faire, je sais, mais donnez-vous les moyens car c’est important pour vous et vos enfants.

J’espère que cet article vous a été bénéfique. Vous pouvez laisser un commentaire sur le site, je prendrai le temps de le lire.

Quelques articles bénéfique

  1. Pourquoi la VEO est-elle acceptée ?
  2. Sans fessée, comment faire ?
  3. Nos enfants et les douces violences du quotidien
  4. 6 pistes pour accompagner la colère de son enfant

Related Posts

by
Previous Post Next Post

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

0 shares
S'inscrire à la newsletter (Formation Montessori, Parentalité positive et nos bon plans ...)
S'inscrire
Dejà 50 000 incrits