L’EMDR peut-il me guérir du traumatisme lié à mon accouchement ?

L’EMDR peut-il me guérir du traumatisme lié à mon accouchement ?

Récemment j’ai lu un article sur internet intitulé L’accouchement, vraiment le plus beau jour d’une vie ? qui a franchement fait échos à l’accouchement de ma fille.

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De nombreuses femmes n’ont malheureusement pas eu la chance de vivre ce jour comme le plus beau de leur vie malgré la naissance d’un magnifique bébé heureux et en bonne santé (pour beaucoup de gens ils semblent que cela suffit, il paraît qu’après « on oublie »). Chez certaines l’évènement a été traumatisant et parfois, malgré la meilleure volonté du monde et bons nombres d’efforts, on n’arrive pas à s’en remettre.

Pas toute seule… Ni avec l’aide du/de la partenaire de vie, de la famille… Ni même grâce à tout l’amour de notre enfant… On reste bloquée là, quelque part sur le chemin avec toutes ces émotions négatives qui nous reviennent en pleine figure comme une grosse vague à marrée montante : la culpabilité, la peur, la douleur, …

L’intérêt de cet article est qu’il est tourné vers l’après et propose des pistes d’amélioration dont l’EMDR. Mais qu’est-ce que c’est ?

EMDR : le pouvoir des yeux   

L’Eye Movement Desensitization and Reprocessing – Désensibilisation et Retraitement par les Mouvements Oculaires – est une approche thérapeutique, désormais scientifiquement reconnue, qui pallie à la psychanalyse dans le traitement du stress post-traumatique. C’est en quelque sorte une désensibilisation. Elle a été développée en 1987 par Francine Shapiro, à Palo Alto aux Etats Unis.

Une psychologue que j’ai rencontrée m’a dit qu’il fallait voir le traumatisme subi comme une pelote de laine bien emmêlée que l’on allait progressivement détricoter en tirant doucement sur les fils.

Notre cerveau fonctionne comme une éponge qui absorbe tout, spécifiquement lors d’un choc traumatique. Nous restons focalisés sur des informations majeures (exemple : j’ai dû subir une césarienne en urgence et être endormie totalement après avoir vainement essayé de faire entendre à l’anesthésiste que ma péridurale ne fonctionnait plus et que je ressentais toutes les incisions de mon gynéco et donc par conséquent rater la naissance de ma fille, non je sais c’est pas cool du tout) mais au fond de nous restent les images, les odeurs, les ressentis. Et alors que l’on pense que tout est bien loin derrière nous, des éléments de la vie de tous les jours peuvent réactiver l’alarme dans notre cerveau sans que nous ne puissions y faire face. Dans mon cas j’ai constaté une certaine paralysie face à des difficultés au travail, et une incapacité à gérer des petites contrariétés qui deviennent vite « de trop ». C’est comme si la jeune fille sûre d’elle était restée là-bas, sur la table de césarienne.

Et vous, ça ne vous arrive jamais de vous sentir comme un vase rempli en permanence et que chaque petite goutte viendrait faire déborder ?

Concrètement, ça se passe comment ? 

Il faut d’abord un ou deux entretiens préalables afin d’installer une confiance entre le patient et le thérapeute mais aussi et surtout de permettre à ce dernier de cerner les problèmes majeurs. Ils déterminent ensemble quel est l’événement traumatique et se concentrent sur ce problème bien précis (un accident, un viol, un accouchement, …).

Il n’est pas question dans ce cas d’entamer une longue thérapie pour revenir sur notre enfance ou pour s’interroger sur le sens que l’on veut donner à sa vie.

Lors des séances d’EMDR, le patient doit associer une image et des sensations aux différentes étapes de son événement négatif tout en suivant des yeux les mouvements du thérapeute. Ces différentes séries de mouvements oculaires ont pour but de neutraliser les émotions et d’associer par la suite des pensées positives avec l’événement telles que « je réalise maintenant que ce n’était pas ma faute » ou « j’ai fait preuve de courage dans ce qui m’est arrivé ».

Le site internet EMDR-Belgium.be l’explique comme ceci :

« Par des mouvements oculaires alternatifs ou même par des stimulations (auditives ou tapotements) bilatérales (gauche, droite), qui ont pour effet de synchroniser l’activité des deux hémisphères cérébraux: aires sensorielles et cognitives, l’EMDR va permettre de reconnecter les émotions primaires du traumatisme (le souvenir « photographique ») avec la sagesse de la pensée et du langage. Le « balayage » débloque ainsi l’information traumatique et réactive le système naturel de guérison du cerveau afin qu’il complète le travail. »

Voici une petite vidéo qui vous parlera un peu plus.

Vers qui me tourner ?

L’EMDR n’est pas un jeu à mettre entre les mains de n’importe qui, le professionnel que vous choisissez doit impérativement avoir été formé à cette technique.

Plusieurs séances sont nécessaires mais comme je l’ai dit plus haut, cela ne revient pas à se lancer dans des années de thérapie. Le nombre varie pour chaque patient en fonction de l’ancienneté du traumatisme et de l’effet que ça aura sur vous.

Je vais bientôt me lancer dans l’aventure et vous ferai part de mon ressenti, en espérant que cette technique puisse m’aider ainsi que beaucoup d’autres mamans !

Lire aussi : Mon expérience d’EMDR – première partie : la mort
Mon expérience d’EMDR – deuxième partie : l’antidote

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