Le harcèlement scolaire

Le harcèlement scolaire

Le harcèlement se définit comme une violence répétée qui peut être verbale, physique, psychologique. Le harcèlement se fonde sur le rejet de la différence et la stigmatisation de certaines caractéristiques et sont différents selon l’âge et le sexe. Il y a harcèlement lorsque les agressions sont répétées et s’inscrivent dans la durée, lorsqu’il y a une mise en place d’une situation de domination entre les harceleurs et les victimes. Les formes de harcèlement sont diverses, elles peuvent être physiques (jets de pierres, pincements, tirages de cheveux…), verbales (insultes, moqueries, surnoms méchants….) et psychologiques (propagation de rumeurs, rackets….). Et honnêtement c’est dingue comme l’effet de groupe peut faire devenir les acteurs créatifs.

Lors de ma carrière encore courte dans l’éducation nationale, j’ai déjà du faire face à plusieurs cas de harcèlements. J’y suis particulièrement vigilante et on ne peut pas dire que nous sommes formés pour faire face à cela mais nous avons les moyens de nous auto-former pour aider au mieux nos élèves. La victime est souvent une personne qui ne peut se défendre, isolée et fragilisée. Elle ne dénonce pas ses bourreaux par peur de représailles. Elle ressent un sentiment de honte et craint de ne pas être ni cru ni soutenu. A cela s’ajoute la volonté de se débrouiller « comme un grand ». Le ou les harceleur(s) sont le plus souvent en groupe. Ils deviennent harceleurs pour masquer une image de soi fragile, dépasser un sentiment de faiblesse et vont s’affirmer par la force et l’agressivité. La crainte qu’ils inspirent à leurs victimes permet de les rassurer sur leur pouvoir.

Il existe deux types de témoins :

– le passif qui ne participe pas au harcèlement mais l’ignore ou ne s’y oppose pas de peur d’en être la prochaine victime.

– L’actif qui participe et encourage le harcèlement pour affirmer son statut et son appartenance au groupe.

Les conséquences pour la victime sont multiples : décrochage scolaire, anxiété, dépression, somatisation, désociabilisation, conduites auto-destructrices voire suicidaires. Et à court terme, perte de l’estime de soi, sentiment de honte, difficulté à aller vers les autres.

Pour les témoins : coupable de n’avoir rien fait, crainte de devenir victime, adopter un comportement violent pour se protéger.

Pour les harceleurs : Risque de marginalisation, de troubles à la sociabilisation, souffrent d’un manque d’empathie qui marque un rapport problématique à la violence.

Afin de lutter contre le harcèlement scolaire, le ministère de l’éducation nationale propose quatre grands axes qui sont de vraies aides pour le personnel qui souhaite s’autoformer :

→ Sensibiliser au travers de la page facebook, de nouveaux clips pour les 7-11 ans diffusés sur des chaînes télévisés. Un nouveau site internet « Non, au harcèlement » avec des ressources essentielles et une journée nationale qui se passera le 5 novembre.

→ Prévenir au travers des plans de prévention (Celle de refondation de l’école de 2013 prévoit que chaque établissement scolaire fasse de la lutte contre le harcèlement une priorité et élabore un programme d’actions) des outils adaptés à tous les âges (dessins-animés, vidéos, serious games…). Prix du non au harcèlement avec des photos ou des vidéos réalisés par les élèves et enfin des guides pour les professeurs.

→ Former : Nouveautés dans le renforcement des personnels (9 heures pour le 1er degré)

→ Prendre en charge : Il existe un réseau de 250 référents « harcèlement ». Un numéro à 4 chiffres , le 3020, pour dénoncer le harcèlement et se confier. Des fiches conseils pour tous Des protocoles de prise en charge rénové pour les personnels de l’éducation nationale. Il faut savoir les directions d’école sont responsables des situations d’harcèlement au sein de l’école mais aussi sur le temps périscolaire. Le protocole de prise en charge qui devrait être connus de tous et qui a mon sens devrait être distribué en début d’année aux parents et aux élèves – Recueillir le témoignage de la victime : s’informer sur la fréquence des violences de le rassurer en lui proposant d’assurer sa sécurité de lui demander comment il se sent et des souhaits concernant sa prise en charge l’informer que la situation sera suivie – Mener des entretiens avec les harceleurs et les témoins séparément les témoins, les rassurer et recueillir ce qu’ils ont vu les harceleurs :

  • informer que ses camarades se sont plaints 
  • rappel des règles de vivre ensemble et des valeurs de la république
  • vérifier s’ils comprennent la gravité de leur comportement
  • signaler à l’élève que ses responsables légaux seront avertis en fonction de la gravité et la nature du harcèlement, le directeur informe l’élève des suites possibles.

→ Décider des mesures de protection pour la victime mais aussi punitions, sanctions, séparations pour les harceleurs.

→ Rencontrer les parents de la victime, des témoins et des harceleurs

Victime : les rassurer et les soutenir

Témoins : les rassurer et les soutenir

Auteurs : rappel des conséquences, type de mesures possibles (éducatives et accompagnement) Ne pas régler la situation seul mais de privilégier le travail d’équipe.

L’ensemble des adultes de l’école doit être informé. L’appui de l’IEN et du référent « harcèlement » peuvent-être sollicités ainsi que la mairie.

Pour lutter contre le harcèlement au sein de l’école :

– Bienveillance de la part des adultes

– Ne pas banaliser la violence

– Faire des activités avec les enfants sur le harcèlement

– En parler et écouter les élèves

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