L’apprentissage de la parentalité bienveillante

L’apprentissage de la parentalité bienveillante

Le titre dit tout… On est en plein dedans.

« Avant j’avais des principes, maintenant je suis parent… » Bon nombre de fois j’ai entendu cette phrase durant ma grossesse. On me demandait mon point de vue sur telle ou telle méthode éducative ou on me faisait des « mises en situation »… A chacune de mes réponses, le même rire de la personne et la même réponse : « Tu verras quand tu auras un enfant, tous tes beaux principes s’effondreront ».

Mince, je vais accoucher d’un Alien à les entendre parler. Du coup, j’ai commencé à lire et à me remémorer mes cours de psychologie cognitive. La maturité du cerveau est différente en fonction des mois/années de l’enfant. Avoir en tête cette base de l’évolution neurologique est à mon avis la base de la compréhension de ce monstre!

J’ai étendu mes quêtes de savoir à Laurence Pernoud, Philippe Grandsenne et Montessori. Dans tout ce que j’ai lu, la bienveillance a été le mot d’ordre. Il ne faut pas chercher à faire obéir un enfant, pour qu’il  rentre dans le moule conformiste mais l’aider à développer ses capacités en le respectant, en respectant ses stades de développement et ses capacités physiques et cognitives.

Jusqu’au un an de notre louloute cela ne nous a pas franchement posé problème. Entre l’allaitement, le portage, le cododo, l’apprentissage alimentaire, les premières activités Montessori et la motricité libre, notre chérie d’amour a été particulièrement « bonne élève » puis, le non a commencé.

Au début tout mignon, il est devenu de plus en plus affirmé. Les pleurs de frustration sont apparus, et là, on s’est vraiment dit que c’était le début de l’application de la parentalité bienveillante. Alors on essaye, tous les jours. On tente de comprendre pourquoi notre princesse nous dit non quand on lui demande de faire quelque chose (monter à la sieste…). On se rappelle des lectures et on anticipe, on la prépare à bientôt arrêter ce jeu qui lui plait tant pour faire autre chose. Le constat est là. Les jours plus durs sont les jours où nous sommes plus fatigués, plus impatients. Ce n’est pas elle qui est différente, ce sont nos dispositions qui sont différentes ces jours-là.

Nous continuons de lire, nous interroger, nous questionner en tant que parent, lui expliquer les choses avec des mots qu’elle peut comprendre, lui demander son accord (par exemple, elle traîne un rhume depuis quelque temps, et nous lui lavons le nez trois fois par jour. Nous la laissons prendre le temps de se tourner sur le côté et de tourner la tête et nous lui demandons si elle est prête. Tant que le oui n’est pas là, nous attendons..)

Etre parent demande du temps. Nous ne sommes pas parfaits et faisons surement de très nombreuses erreurs, mais lorsque nous avons un « merci » quand on lui donne ce qu’elle demande, nous sommes heureux. La parentalité demande du temps. Et demande le respect de ce petit être que nous avons désiré. Tous les vendredis soir, quand mon homme rentre du travail après une semaine d’absence et 500 km dans les jambes, je l’admire car dès la porte franchie, il est toujours prêt avec sa fille. Jamais je ne l’ai entendu dire « non, laisse-moi 5 minutes le temps d’arriver… ». Nous nous efforçons de faire au mieux et tenir la même ligne de conduite. Quand l’un fatigue, l’autre est là.

Dans mon rôle de mère, je retrouve une très grosse déformation professionnelle. Je suis infirmière, et à chaque fois que je franchis la porte de la chambre d’un patient, j’essaye de prodiguer le soin que j’aimerais recevoir. Il en va de même pour l’éducation de ma fille. Elle a le droit à notre attention, notre écoute, notre respect et notre bienveillance. C’est de cette façon qu’elle grandira sereinement et trouvera en elle la force nécessaire pour avancer.

Actuellement, ma lecture est « Cool parents make happy kids » de Charlotte Ducharme…. Je me retrouve bien dans cette lecture. Mon seul souhait, réussir à garder cette ligne de conduite à l’arrivée de bébé2… On verra, mais j’essaierai toujours de mon mieux…

Nicolas

Papa d’amour à 3 enfants ( 4a - 3a et 1a.) Je suis de Bretagne dans le Morbihan

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