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Périnatalité

De la grossesse à la naissance, un parcours sacré

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De la grossesse à la naissance, un parcours sacré

De la grossesse à la naissance, un parcours sacré

Dans certaines tribus d’Afrique, quand une femme décide d’avoir un enfant, elle s’installe et se repose sous un arbre, afin d’écouter la nature jusqu’à ce qu’elle parvienne à entendre la chanson de l’enfant qui va naître. Puis elle l’enseigne à l’homme qui sera le père. Partout dans le monde, les futurs parents appellent sans doute leur futur bébé de leurs vœux. Quelle que soit la manière, c’est bien ce qui se joue autour de la conception, consciemment ou non, qui interpelle aujourd’hui les experts.

Reconsidérer la conception

L’importance de la vie intra-utérine et de la naissance est aujourd’hui au cœur de nombreux débats. Pour le Dr Jean-Philippe Marcoux, diplômé du CMCC (Canadian Memorial Chiropractic College), « il est primordial de retrouver le sens de l’acte de conception ». Le médecin insiste sur la qualité du contexte autour du désir d’enfant, « qu’il soit émotionnel, personnel ou relationnel au sein du couple ». Par exemple, une conception qui repose sur le besoin de cimenter son couple ou de réparer les manques de sa propre enfance laisse une empreinte particulière.

Alors, qu’est-ce qu’une conception en conscience ?

« C’est tout d’abord l’appel d’une âme, que la mère informe de son désir de l’accueillir, tout en étant très connectée à son utérus, qui va la recevoir », répond Lise Bartoli, spécialiste en périnatalité et hypnothérapeute. Ce à quoi s’ajoute la dimension psychologique, à savoir la mise au jour des enjeux inconscients autour de l’arrivée de cet enfant. Posez-vous honnêtement ces questions : pourquoi fais-je ce bébé ? Qu’est-ce que j’ai envie de lui apporter, de lui transmettre ? « C’est également le moment de mener son enquête sur sa propre histoire de naissance », ajoute notre expert. La dimension transgénérationnelle entre en ligne de compte. Sans le savoir, nous répétons également la mémoire autour des naissances de notre lignée, de nos ancêtres. Les mamans mortes en couches, les « enfants illégitimes », les filles-mères, sont autant de transmissions qui peuvent agir comme de véritables poisons. S’en libérer est essentiel pour faire une véritable place à l’enfant.

9 mois d’attente sacrée

« Lors de séances d’hypnose ericksonienne, j’ai pu constater que de nombreux patients retournaient spontanément au moment de leur vie intra-utérine », observe Sophie Guedj-Metthey. Peurs, manque de reconnaissance, solitude… La majorité des traumatismes subis depuis notre naissance seraient la répétition de ceux vécus dans le ventre de notre mère.

Comment l’expliquer ?

« Il semblerait que le fœtus enregistre le vécu et les émotions de ses parents comme une bande magnétique et qu’il ressente ce qui l’entoure de manière intense et émotionnelle, sans avoir la possibilité de le mettre en perspective », explique le Dr Claude Imbert. Pour l’éthologue Marie-Claire Busnel, directrice du Laboratoire de psychobiologie du développement de Paris, « le fœtus a déjà une certaine perception du milieu intérieur au travers des goûts, des odeurs, des contacts tactiles et des sons ». Autrement dit, il perçoit les mouvements, les caresses et les changements physiologiques qui reflètent les états émotionnels maternels. Ainsi, « le bébé baigne dans l’inconscient de la maman », ajoute Lise Bartoli. On sait aujourd’hui combien le fœtus est sensible, une découverte dont il faut tenir compte.

À notre époque, nombre de femmes débordées vivent leur grossesse en se soumettant principalement aux exigences médicales. Il semblerait que cela ne suffise pas. Pour Martine Texier, spécialiste de la préparation à la naissance par le yoga, « il est fondamental d’établir le contact avec son bébé, tous les jours. Sentir sa présence, plus que ses mouvements ».

Comment ?

En lui parlant, en touchant son ventre, en se relaxant, en lui envoyant de l’amour. Lise Bartoli propose la visualisation, qui consiste à projeter des images sur son écran mental : « Vous pouvez le visualiser dans votre ventre, heureux, baignant dans une eau cristalline, en train de dormir ou de sourire. »

Ses conseils : prendre du temps et descendre à l’intérieur de soi, en mettant ses mains sur son ventre, pour s’aider. Effectué avec douceur, dans l’intention de transmettre notre attention au bébé, le toucher lui apporte un important sentiment de sécurité. « Grâce aux échographies, on a pu vérifier que le fœtus déplace son corps vers l’endroit où est posé la main. Le toucher est en quelque sorte notre premier langage avec lui », précise Sophie Guedj. À ce titre, l’haptonomie périnatale, qui repose sur un dialogue à travers le contact des mains sur le ventre de la maman, permet d’établir une communication affective entre le père, la mère et le bébé. Il n’y a pas une technique meilleure qu’une autre. Pour Jean-Pierre Relier, ancien chef de service de néonatologie à la maternité de Port-Royal, « tout l’intérêt de ces approches réside dans la prise de conscience par la mère de son rôle essentiel dans la croissance harmonieuse du bébé ».

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Le passage initiatique de la naissance

La vie est ponctuée de passages, la naissance en est un, sans doute le plus déterminant, tout comme la mort. « Si la mort est peut-être le passage d’un corps de chair vers la lumière, on pourrait envisager que la naissance soit ce mouvement de l’infini, de la vastitude, vers les limites du corps physique », expose Martine Texier. La dimension initiatique de ce passage touche également la mère. « Pour mettre au monde, la maman ne peut que s’ouvrir au grand mystère de la vie, de toute la profondeur de son être, confiante dans la ressource de son corps, et de sa sagesse intérieure », explique Martine Texier.

Plus besoin de penser, mais de sentir. L’idéal serait d’accueillir son enfant dans un lâcher-prise total, et de se laisser traverser par les contractions en essayant de résister le moins possible. Ce qu’aujourd’hui la médecine moderne tend à gommer serait en réalité le cœur de l’initiation : quand le travail commence, la femme vit une transformation intérieure progressive, au rythme des contractions. Juste avant l’expulsion, elle peut ressentir un fort découragement. Si elle peut lâcher prise, elle atteint un nouvel état de conscience : en perdant celui ordinaire de ses limites corporelles, elle s’ouvre à une autre dimension de vastitude et laisse passer le bébé ! La question qui se pose aujourd’hui est l’accompagnement de ce parcours initiatique, dans sa vraie dimension humaine et spirituelle, pas seulement technique, qui réclame davantage une qualité « d’être » que « de faire ».

Des initiatives inédites

Pourtant, l’hypermédicalisation de la naissance demeure ; les alternatives pour une naissance « autrement » sont encore très anecdotiques. Historiquement, certains établissements ont ouvert la brèche comme la maternité des Bluets (Paris), qui prône l’accouchement sans douleur basé sur la participation des femmes et la maîtrise de leur corps. Aujourd’hui, de nouvelles initiatives émergent, comme la création d’un espace physiologique, avec baignoire de relaxation (maternité d’Angers) ou l’accouchement sous hypnose (hôpital Robert-Debré à Paris). Parmi les avancées dans ce domaine, on peut aussi noter le Projet de naissance (en place au centre hospitalier d’Aurillac). Il y a aussi Birth Plan, mis au point par les Anglais : un contrat de confiance entre l’équipe médicale et les parents, stipulant par exemple de ne pas provoquer l’accouchement ni de faire d’épisiotomie systématique, tout en tenant compte des urgences pour la vie du bébé et de sa maman. L’accouchement à domicile constitue également une alternative, même si en France seules 1 % des femmes font ce choix, alors qu’elles sont 30 % en Hollande.

Si accoucher autrement reste difficile, il semblerait que l’accompagnement à la naissance se développe. Pour preuve, le mouvement des doulas, qui gagne la France, l’Angleterre, l’Espagne, et qui a pour mission de créer un environnement rassurant et encourageant pour la mère, en accompagnement du travail des sages femmes. Ces initiatives sont autant d’espoirs d’offrir aux générations à venir la conscience de la dimension sacrée de leur incarnation et de la vie.

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Périnatalité

Infertilité, un sujet qui ne doit pas être tabou

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Enfant, tu idéalises ta vie de futur parent. En grandissant, tu découvres comment on fait les bébés et ça semble si simple. Mais dame nature dicte sa loi et faire un enfant parfois n’est pas si simple…

Ne pas se sentir seul, échanger, se soutenir permet d’affronter ce cataclysme qui te dévaste quand tu apprends qu’avoir un enfant ça ne sera pas aussi simple qu’un rapport sexuel.

Quand tu bascules dans la procréation médicalement assistée, tu découvres un vocabulaire médical que tu ne soupçonnais même pas. Tu découvres ton corps dans les moindres détails, mais tu souffres de ne pas enfanter comme 90% des autres couples.

Ce qui est le plus dur dans ce parcours quand on y réfléchit bien, ce n’est pas tant le côté ultra médicalisé pour la conception de ton ou tes chers enfants, mais les blessures morales et psychologiques que tu vas vivre pendant tous ces mois ou ces années de combat.

Les couples qui t’entourent qui arrivent à concevoir pour qui, évidemment, tu es heureux, mais qui remue un peu plus le couteau dans la plaie. Les conversations des autres parents qui se plaignent des dernières « bêtises » de leurs enfants, mais qui te laissent pensif en imaginant que toi aussi tu aimerais vivre ça. Chaque ventre rond, poussette te renvoie à cette souffrance que tu vis.

La nature n’est pas toujours juste, surtout quand elle s’attaque à ce désir de parentalité, c’est un tsunami dans ta vie qui s’installe.

Sache que tu n’es pas seul, environ 10% des couples souffrent d’infertilité

Et aujourd’hui de nombreux blogs, sites, forums.. te permettront de trouver des réponses à tes questions, d’y lire des témoignages et d’y trouver du soutien.

Si tu as envie de laisser un message d’espoir, raconter ton parcours, nous serons ravis de diffuser ton message pour soutenir ce couple sur 10 que la nature a laissé tomber.

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Actualité

Manger des dattes facilite-t-il le travail ?

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Quand il s’agit de l’accouchement, nous voulons toutes avoir un travail naturel, court et facile. Heureusement, nous pouvons faire un certain nombre de choses pour nous aider à atteindre cet objectif, par exemple:

  • Choisir une maternité respectueuse, une sage-femme avec qui on se sente épaulée, soutenue dans ses projets.
  • Préparer un projet de naissance
  • Se faire accompagner par une doula (accompagnante à la naissance)
  • Une bonne préparation à la naissance : yoga, sophrologie, haptonomie, auto-hypnose, chant prénatal, travaux de visualisation positive…
  • Se renseigner sur la physiologie de l’accouchement
  • Prendre conscience de ses facultés à enfanter, croire en soi, en son corps. Se faire confiance.
  • Accompagner la douleur par tout ce qui pourra la soulager : positions, faire des vocalises dans les sons graves sans retenue, lâcher prise, bien respirer, prendre un bain chaud, visualisation positive, bouger…
  • Se préparer pendant la grossesse grâce à certaines lectures, comme : « J’accouche bientôt, que faire de la douleur? » – « Accoucher par soi-même » – « Une naissance « 

Lire: 15 conseils de mamans ayant accouché sans péridurale

Et maintenant, vous pouvez ajouter une chose à votre liste: consommer des dattes!

Mangez des dattes pendant la grossesse pour faciliter l’accouchement

L’Université des Sciences et Technologies de Jordanie a mené une étude sur 69 femmes consommant 6 dattes par jour pendant 4 semaines avant leur date estimée d’accouchement, contre 45 femmes qui n’en consommaient aucune. Il n’y avait pas de différence significative dans l’âge gestationnel, l’âge et la parité entre les deux groupes.

Les femmes qui ont consommé des dattes avaient une dilatation cervicale moyenne significativement plus élevée à l’admission que l’autre groupe, et une proportion significativement plus élevée de membranes intactes (83% vs 60%). Le travail spontané s’est produit chez 96% de celles qui ont consommé des dattes, comparativement à 79% des femmes du second groupe. L’utilisation de prostin / ocytocine était significativement plus faible chez les femmes qui consommaient des dattes (28%), comparativement aux femmes n’ayant consommé aucune datte (47%). La phase latente moyenne du premier stade du travail était plus courte chez les femmes qui consommaient des fruits de dattes que chez le second groupe (510 min contre 906 min).

Les chercheurs ont conclu que consommer des dattes au cours des 4 semaines précédant le travail a considérablement réduit le besoin de déclenchement et l’injection d’ocytocine, et a produit un résultat au niveau de l’accouchement plus favorable, mais non significatif.

Une étude réalisée en mars 2017 a confirmé toutes les conclusions initiales. Les auteurs de cette étude ont conclu :

Il a été démontré que la consommation de dattes à la fin de la grossesse influence positivement le résultat du travail et de l’accouchement sans effet négatif sur la mère et l’enfant.

Alors, pourquoi manger des dattes pendant la grossesse aide-t-il les mamans?

Les chercheurs ont découvert que les dattes ont un effet semblable à l’ocytocine produit naturellement par le corps, ce qui entraîne une sensibilité accrue de l’utérus. Il aide également à stimuler les contractions utérines et réduit l’hémorragie post-partum comme le fait l’ocytocine. Ils ont également constaté qu’elles contiennent de nombreux avantages nutritionnels pour les mamans enceintes.

Les dattes contiennent des acides gras saturés et insaturés tels que les acides oléique, linoléique et linolénique, qui sont impliqués dans l’économie et la fourniture d’énergie et la construction des prostaglandines. De plus, la sérotonine, le tanin et le calcium des fruits de datte contribuent à la contraction des muscles lisses de l’utérus. La datte a aussi un effet laxatif qui stimule les contractions utérines.

Les dattes contiennent également:

  • Des sucres naturels (fructose) qui se décomposent facilement dans le corps et n’élèveront pas le taux de sucre dans le sang, mais offriront une énergie élevée, ce qui rend les dattes pendant la grossesse ou le travail un excellent choix.
  • Fibres – Vous aident à rester rassasié, soulagent la constipation et diminuent le risque de diabète gestationnel et de pré-éclampsie.
  • Potassium  – Un des meilleurs électrolytes. Il aide à maintenir l’équilibre eau / sel qui aide à réguler la tension artérielle.
  • Magnésium  – Maintient la santé musculaire et aide à soulager les spasmes musculaires et les crampes pendant la grossesse.
  • Folate  – Avoir assez de folate assurera que la moelle épinière de votre bébé mûrit correctement, en évitant les défauts du tube neural.
  • Vitamine K – maintient la coagulation du sang et la santé des os.

Quand dois-je commencer à manger des dattes pendant la grossesse?

Dans l’étude mentionnée ci-dessus, les femmes enceintes ont commencé à manger des dattes quatre semaines avant leur date d’échéance prévue. En d’autres termes, à 36 semaines de grossesse,  elles ont commencé à manger six fruits par jour.

Bien sûr, vous pouvez commencer à manger des dattes plus tôt dans votre grossesse si vous le souhaitez. Gardez à l’esprit que les dattes sont riches en sucre, donc si vous avez des problèmes de glycémie ou si vous vous inquiétez de streptocoque du groupe B, allez-y doucement sur eux au début de la grossesse. Mais, par tous les moyens, commencez à manger 6 dattes par jour à partir de 36 semaines!

Comment manger des dattes pendant la grossesse

Les dattes sont une collation saine et délicieuse, alors comment pouvez-vous les ajouter à votre régime alimentaire? En fait, c’est assez facile car elles sont douces comme des bonbons.

  • Au petit-déjeuner, optez pour un bol de flocons d’avoine accompagné de dattes ou même du porridge aux dattes.
  • Ajoutez des dattes dans vos recettes pour remplacer le sucre.
  • Vous pouvez remplacer la pâte à tartiner industrielle par une pâte à tartiner fait maison à base de dattes et cacao : recette
  • Dans la vinaigrette maison pour la sucrer
  • Vous pouvez vous faire des petites douceurs en fourrant les dattes : amandes, noix, chocolat noir…
  • Pour une petite collation, vous faire des barres de céréales dattes et noix : recette
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Actualité

8 méthodes étranges et historiques de détection de la grossesse

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Depuis l’aube des temps, les gens ont essayé de trouver des moyens de détecter une grossesse précoce avant que les signes physiques commencent à se manifester. Bien que vous puissiez être familier avec le test de grossesse sous forme de bandelette hCG qui est couramment utilisé aujourd’hui, l’histoire du test de grossesse est plutôt fascinante. Au cours des âges, différentes cultures ont développé leurs propres méthodes pour déterminer si une femme était enceinte, dont certaines peuvent sembler assez étranges pour les personnes vivants dans ce monde moderne.

Le test du blé et de l’orge

L’un des premiers, sinon le plus ancien, tests de grossesse à domicile est venu de l’Egypte ancienne. En 1350 avant notre ère, on conseillait aux femmes d’uriner sur des graines de blé et d’orge pendant plusieurs jours; si le blé germait, elle attendait une fille et si l’orge poussait, ça serait un garçon. Si aucun des deux ne germait, elle n’était pas enceinte.

La chose la plus intéressante à propos de ce test est qu’il a effectivement fonctionné: En 1963, un laboratoire a expérimenté le test de blé et d’orge et a constaté que dans 70% du temps, l’urine des femmes enceintes faisait germer les graines, tandis que l’urine des femmes non-enceintes et celles des hommes ne faisaient pas germer les graines.

Le test de l’oignon

Alors que les anciens Égyptiens utilisaient une méthode à base de blé et d’orge, les Grecs anciens semblaient avoir une compréhension assez floue de l’anatomie. Les deux papyrus médicaux égyptiens et Hippocrat – reconnu comme le père de la médecine – ont suggéré qu’une femme qui soupçonnait être enceinte devait s’insérer un oignon ou un autre légume bulbeux à forte odeur dans son vagin pendant toute une nuit. Si son haleine sentait l’oignon le lendemain matin, elle n’était pas enceinte.

Cette méthode était basée sur l’idée qu’une femme qui n’est pas enceinte avait un utérus ouvert, et le parfum de l’oignon flottait jusqu’à sa bouche. Si elle était enceinte, son utérus était fermé, donc pas d’odeur buccale.

Le test du verrou

À mesure que nous avançons dans les années 1400, les tests de grossesse ont commencé à devenir de plus en plus superstitieux. Un excellent exemple est le test du verrou, qui a été écrit dans « The Distaff Gospels », une collection de médecine traditionnelle féminine. Si une femme croyait être enceinte, on lui demandait de prendre un verrou, ou une clé métallique et de le placer dans un bassin. Puis elle devait uriner suffisamment pour immerger complètement le verrou et le laisser là pendant trois à quatre heures. Si, une fois enlevé, le contour du verrou était encore visible, elle était enceinte.

Cela a probablement quelque chose à voir avec l’acidité altérée dans l’urine d’une femme enceinte, mais ce n’est pas quelque chose de véritablement fiable.

Les « Prophètes » du pipi

Dans les années 1600, l’examen urinaire pour déterminer la grossesse d’une femme était limité aux experts. Une vague de « prophètes du pipi » autoproclamés ont affirmé qu’ils pouvaient déterminer si une femme était enceinte ou non avec la couleur et les caractéristiques de son urine. Certains ont également mélangé de l’urine avec du vin et ont observé les résultats. Un test qui aurait pu connaître un certain succès, étant donné que l’alcool peut réagir aux protéines présentes dans l’urine d’une femme enceinte.

Bien sûr, ces soi-disant experts ne limitaient pas leur divination aux femmes enceintes; ils pouvaient aussi, en examinant l’urine, déterminer si le propriétaire de l’urine souffrait d’une maladie.

Regarder dans les yeux

Au fur et à mesure que la science médicale progressait, de plus en plus de médecins essayaient de consolider leurs théories sur ce qui arrivait exactement au corps d’une femme lorsqu’elle était enceinte. L’une des tentatives les plus étranges en matière de prédiction de la grossesse est venue de l’ophtalmologiste français Jacques Guillemeau au XVIè siècle. Le médecin prétendait que les yeux étaient la fenêtre du corps et de l’âme, disant que vous pouviez diagnostiquer toutes sortes de choses simplement en les regardant. Selon Guillemeau, dès le deuxième mois de grossesse, les yeux de la femme semblent profonds, ses pupilles rétrécissent et des veines enflées apparaissent dans le coin de l’œil.

Bien qu’il y ait des changements oculaires au cours des neuf mois de la grossesse, ils ne peuvent pas être observés si facilement à l’œil nu.

Le test du ruban

Un autre test du 17ème siècle douteux, impliquant beaucoup d’urine, cette méthode était étrange et compliqué. Une femme qui pensait être enceinte allait voir un médecin et faisait pipi dans un bassin. Le médecin faisait tremper un ruban dans l’urine jusqu’à ce qu’il soit saturé, puis il le retirait et le faisait sécher. Une fois sec, il le plaçait devant le visage de la femme et le faisait prendre feu. Si l’odeur du tissu brûlé par l’urine la rendait nauséeuse, elle était considérée comme enceinte.

Inutile de dire qu’il n’y a aucune validité scientifique à celui-ci, du tout.

Le test du lapin

Dans les années 1920, deux scientifiques allemands, Selmar Aschheim et Bernhard Zondek, ont déterminé qu’il y avait une hormone spécifique présente dans l’urine des femmes enceintes qui semblait être liée à la croissance des ovaires; nous la connaissons maintenant en tant qu’hormone chorionique gonadotropeou hCG. Ils ont compris cela en injectant l’urine de femmes enceintes dans un premier temps, à des souris sexuellement immatures, ce qui induirait le développement ovarien. La plupart du temps, l’urine des femmes enceintes faisait grossir leurs ovaires, une indication certaine de la présence d’hCG. Quand la procédure a commencé à voir un usage public étendu au milieu des années 1940, les médecins ont commencé à utiliser des lapins.

Bien que le test était assez précis, il avait ses inconvénients: pour examiner les ovaires du lapin, il fallait tuer le lapin.

Le test de la grenouille

Même si cela fonctionnait sur le même principe que le test du lapin, celui-ci était en fait un peu « meilleur »  dans le sens où au moins l’animal restait vivant à la fin de celui-ci.

À la fin des années 1940, les scientifiques ont utilisé des grenouilles à griffes sud-africaines, un petit amphibien souple qui réagissait fortement à l’hormone chorionique gonadotrope présente dans l’urine d’une femme enceinte. Après une injection dans leur sac lymphatique dorsal, une grenouille femelle pondra des œufs en réponse dans les 12 heures.

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