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Maternage

Burn out, épuisement où quand la fatigue devient l’ennemi n°1 des parents

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Burn out, épuisement où quand la fatigue devient l’ennemi numéro 1 des parents

Vous voulez que je vous dise ? Un soir, j’ai craqué. Cette soirée-là, j’ai demandé à mon mari de prendre ma fille et de me laisser seule. Il m’a regardé en me demandant si tout allait bien, la seule réponse qu’il a obtenue a été un grand silence. Je suis partie m’enfermer dans ma chambre, j’ai réfléchis si j’allais bien et puis j’ai réalisé que non, ça n’allait pas et j’ai craqué. J’ai pleuré, pleuré et pleuré et là, j’ai compris que mon corps n’en pouvait plus et que mon mental commençait à me lâcher lui aussi. La fatigue je la connais, je me couche à pas d’heure car mon bébé à un rythme de sommeil complètement différent du mien et se réveil jusqu’à 5 fois pour téter. C’est vrai, j’aurais pu choisir d’écouter ce qu’on me disait et la laisser pleurer pour que je puisse dormir, mais non, c’était hors de question, alors j’assume ma fatigue. Le matin, à peine levée, la cadence doit suivre. Une première tétée pour ma fille, mon bambin de 20 mois qui se lève et attention, la tornade est lancée. Je prépare son petit-déjeuner et j’enchaîne machinalement, toujours à vive allure, les douches, la préparation des enfants, les tâches ménagères, les jeux, la cuisine, les tétées, la sieste de mon loulou et rebelote, les tâches ménagères, TOUJOURS ces tâches ménagères. Je prends du temps tout de même pour préparer des activités pour mon fils et jouer avec lui. Si je ne le fais pas, j’ai toujours cette impression d’être une mauvaise maman, cette peur qu’il pense que je le délaisse ou que je fais du favoritisme. Inconsciemment, j’ai installé une barre très élevée que je dois continuellement atteindre, le non-droit à l’erreur ; je fonctionne comme un automate : si je ne fais pas telle chose, je me sens mal et ne tiens pas en place.

Mais voilà, il y a des jours où la fatigue est tellement présente que je ne sens pratiquement plus mon corps, l’après-midi et le soir j’en ai même des vertiges. Je ressens une petite angoisse au fond de ma poitrine. Ces jours là, tous au abris, ma patience n’existe plus. Il n’y a pas si longtemps par exemple, nous venions à peine de nous lever et mon fils, rempli de cette joie, de cette énergie typique d’un petit bonhomme de son âge avait en face de lui un grand méchant loup… j’ai crié sur lui « NON ne fait pas ça !! TU m’énerves !! VOUS ME FATIGUEZ !!! » Je suis partie chercher mon mari en lui demandant de prendre le relais car j’étais à bout. Mon mari me demanda alors pourquoi je criais dès le matin ? Et là, c’est sorti, car bien sûr, hors de question d’en parler auparavant. « Est-ce que tu sais ce que c’est, toi, d’être fatigué dès 8h le matin ?! » Une fois de plus, je suis partie m’enfermer pour craquer un bon coup. Ce n’était qu’un indice sur mon état, mais comment en parler, puisque moi-même j’ai du mal à mettre un mot sur cet état qui me submerge ?

Tu te sens impuissante, démunie, la pire mère du monde, submergée d’angoisse, de tristesse, car la fatigue te fait complètement tourner la tête. Un épuisement maternel terrible. Quand en plus, mon mari m’annonçait qu’il partait faire un entrainement, un entrainement qui dure 3h, alors là, mon ventre se serrait et une terrible angoisse me submergeait, mais me je prenais sur moi et chouchoutais mes enfants jusqu’au retour de papa, où je pouvais respirer à nouveau.

depressionSource photo : www.itsamumslife.fr

Je sais que cet épuisement parental touche énormément de monde, car il ne concerne pas que les mamans ; mais alors, quelles sont les pistes pour sortir la tête de l’eau ?

  • En premier lieu, il faut oser en parler. Lâcher un peu les vannes à travers cet article me fait beaucoup de bien, alors faites-en de même, parlez à votre entourage, à vos amies, aux mamans que vous connaissez, mais ne faites pas la cocotte-minute prête à exploser.
  • Reposez-vous. Quand vos enfants dorment FORCEZ-VOUS à dormir. Personnellement, je n’y arrive pas, je me dit que c’est mon seul moment à moi, mais profitez-en pour vous reposer car le sommeil, le repos sont des carburants essentiels au parent ; c’est ce qui nous permet d’être patient, de supporter beaucoup plus de choses, d’être de bonne humeur tout simplement.
  • Prenez un peu de temps pour vous. Déposez vos enfants chez mamie, papy et prenez du temps avec votre époux(se). Soufflez ensemble, passez du temps ensemble sans culpabilité. C’est vital, on en a besoin. Ce recule, c’est ce qui nous permet d’être de meilleurs parents.
  • Ces tâches ménagères, on en peut plus ; notre quotidien répétitif, on en peut plus non plus ! Alors ce qu’il faut, c’est ce trouver une petite activité à côté qui nous permette de souffler de temps en temps et de ne plus être seulement maman. Personnellement, j’ai opté pour une activité sportive, à vous de trouver quelque chose susceptible de vous plaire !
  • Arrêtons une bonne fois pour toute de nous mettre autant de pression. Alors là, c’est sûr, dit comme ça.. pourtant je le reconnais, je me mets une pression terrible sur les épaules et je dois apprendre arrêter tout ça. Les enfants ne remarqueront pas si je n’ai pas fait telle ou telle tâche aujourd’hui, monsieur non plus d’ailleurs, ou ne pensera même pas à la relever, car notre entourage ne nous aime pas pour tout ce que nous faisons mais pour ce que nous sommes, tout simplement. Si aujourd’hui nous sommes fatiguées, on respecte notre corps et on ne force pas, tant pis, ça attendra demain ou tout à l’heure, après ma sieste.
  • Vous voulez que je vous dise ? N’ayez pas honte de pleurer ! Arrêtez de tout contenir en vous et pour une fois, laissez-vous aller et pleurez un bon coup. C’est fou, mais ça fait un bien énorme.
  • Accordez-vous des jours de repos ! Aujourd’hui, on ne fait riiiien-du-tout. Le ménage sera pour demain, la cuisine c’est papa ou un truc rapide. Aujourd’hui c’est activité, rigolade, amusement avec les enfants et rien d’autre ! <3

" L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour " A.S Neill

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